Petőfi gyüjtemény - B sorozat / 45-ös doboz

LA PO ÉS IK IIONGROISE 303 Qu’on ne te voie jamais vaincue; Qu’on dise que lu es sans cœur. Tant que mes sentiments ne sont que des hommages, reste toujours reine, toujours. Mais, si nous demeurons ensemble un seul moment, et sans autre témoin que notre propre cœur, à ce cœur qui t'adore, oh! passionnément, donne, donne ton cœur, librement, sans contrainte. De même Abranyi se rapproche du poète des Vaines tendresses. Et ce n’est point chose banale de savoir parler cette même langue si douce, si nuancée, dont les images ont un charme semblable à celui des horizons qui s’éteignent à l’infini de la mer, une mélancolie égale à celle que laisse à l’âme l’adieu d'un regard qui nous aimait. Il a su, avec une grâce exquise, voiler sous les draperies poétiques, l’égoïsme de notre cœur. Et huit vers lui ont suffi pour décrire cette sensi­bilité qui fait souffrir autour d’elle, orgueilleuse de ses impres­sions, implacable dans ses désirs. Que d’hommes ne pensent pas ainsi et trouveraient étrange qu’on leur déniât le droit d’affirmer leurs pensées, qui demandent l’affection intime, la fidélité dans les actes et, en échange, comme une menue monnaie convertie en lingots d’or par leur suffisance, donnent quelques vaines paroles, des promesses incertaines.-Combien pourraient redire avec Abranyi : N’aie pas de rancîmes, adorée. Si mon âme qui t’appartient Jusqu’à la tombe, quelquefois s’éloigne un peu de ta sphère. L’ami est un oiseau libre... Dans le lointain d’azur, quand son vol a cessé, l’oiseau sans plus tarder, retourne à son nid. Il est vrai qu’un autre poète répond éloquemment à ces prétentions qui indiquent moins la méchanceté que l'incons­ciente perversité de la nature. Frère des précédents par la manière de sentir, il donne à ses idées le même tour de délica­tesse. Et une pointe de philosophie relève de sa moralité la finesse des aperçus : L’illusion, que ton ardeur aveugle détruit dans son cœur (de la femme),

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