Vízügyi Közlemények, 1955 (37. évfolyam)

1-2. füzet - XIV. Lászlóffy Woldemár: Az árvíz előrejelzése

(14) LA CRUE EN AUTRICHE par Dozent Dipl. Ing. Dr. techii. Werner Kresser, Vienne (Voir les planches № V. et Vi. en annexe ainsi que les figures et photos au pages 88—105. du texte hongrois.) CDU. 627.51 (436) En juillet 1954 le bassin autrichien du Danube a subi une crue extraordinaire > qui dans quelques endroits de la Haute-Autriche, en particulier en amont (le l'em­bouchure de l'Enns, a dépassé même la crue de 1899. D'après les calculs exécutés il s'agit d'un événement dont la fréquence serait de l'ordre de 120 ans pour le profil de Linz et environ de 40 ans pour le profil de Vienne. Une semaine avant la catastrophe on a déjà noté une première onde de crue sur l'Inn, sur la Salzach et sur le Danube bavarois et dans la suite sur le Danube en aval de Passau. Les maxima de cette onde étaient sur le cours inférieur de l'Inn à Schaiding, sur la Salzach près de son embouchure et sur le Danube à Engelhartszell inférieurs resp. de 5, 2 et d'environ 5 m aux maxima atteints quelques jours plus tard. L'atténuation de la pluie n'amena qu'un abaissement modéré des eaux si bien l'onde principale s'ajouta à une hauteur d'eau déjà considérable. Ce sont les grandes averses étendues qui commencèrent le 7 juillet qui ont causé le désastre des inondations. La Salzach n'eut dans son cours supérieur qu'une crue moyenne, mais celle-ci se développa sur le cours'moyen et inférieur en une crue de la fréquence de 25 ans environ. Le maximum de la Salzach à son embouchure fat enrégistré le 9 juillet, mais celui-ci était encore-inférieur à ceux de 1899 et 1920, Le débit maximum était de 2500 mc/sec environ pour un bassin versant de 7000 km 2. L'onde de l'Inn arriva à Schärding le 10 juillet : elle était de 26 cm moins élevée qu'en 1899. Par conséquent le débit maximum était inférieur de 500 ms/sec environ au débit de 1899. Pour cette raison les levées de l'Inn tinrent bon et il n'y eut de dommages que dans les régions de ses affluents. Le Danube bavarois apporta par contre le triple de son maximum de 1899, c'est à dire un débit de 4500 mc/sec, qui s'écoula deux jours après l'arrivée de l'onde de .l'Inn à Passau. L'onde de l'Inn responsable de la situation dans le bassin du Danube autrichien arriva à Passau le 10 juillet et se rencontra avec les eaux fort hautes du Danube bavarois. C'est pourquoi les hauteurs de 1899 furent dépassées sur le parcours du Danube en Haute-Autriche et qu'il y eut de vastes inondations et des dommages. Le débit maximum du Danube en aval de Passau fut de plus de 9000 mc/sec et il atteignit 10.000 mc/sec environ près de l'embouchure de l'Enns à Mauthausen. En aval de cet endroit le débit n'augmenta plus, parce-que la Traun et l'Enns et les affluents de la Basse-Autriche n'avaient que leurs crues de la fréquence de 5 ans. C'est pourquoi les débits maxima de 1899 ne furent nulle part atteints sur le parcours du Danube en Basse-Autriche. Les inondations étendues dans le Tullner­feld atténuèrent sensiblement les flots de sorte qu'à Vienne le débit maximum n'était plus que de 9600 mc/sec environ. En dernière analyse la crue catastrophique de juillet 1954 est due aux précipi­tations fortes et étendues du 27 juin au 12 juillet. La capacité d'absorption du sol était épuisée par les pluies précédentes et les précipitations s'écoulèrent sans réten­tion substantielle. En outre les fleuves avaient atteint des hauteurs considérables dues à la première onde de crue : à ces hauteurs s'ajouta l'onde principale. Enfin la hauteur extraordinaire du Danube bavarois eut une influence défavorable. Heureusement il y eut clans les régions plus élevées une rétention sensible de neige. Par ailleurs la Traun et l'Enns n'eurent que la moitié de leurs débits de 1899 et c'est ainsi qu'il n'y eut pas de catastrophe sur le parcours inférieur du Danube. Non seulement les hydrographes mais aussi les ingénieurs hydrauliciens peuvent tirer de ces faits et événements des conclusions utiles. Les inondations étendues en LIaute-Autriche ont. montré que certains territoires, notamment la ville de Linz, doivent être mieux protégés contre l'eau par des ouvrages de régularisation. Peut­être pourra-t-on combiner leur construction avec l'aménagement des forces hydrau­liques, comme on l'a déjà fait pour l'Inn. Mais il faudra prendre aussi des mesures sur le parcours du Danube en Basse-Autriche, parce-que personne ne peut affirmer que les igueds de protection auraient encore résisté à une crue plus forte.

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