Vízügyi Közlemények, 1954 (36. évfolyam)

2. szám - XV. Szilágyi József: Az Erzsébet-híd roncsainak hatása a mederalakulásra

(76) LA VOIE NAVIGABLE DU DANUBE ET LA HONGRIE Par S. Horváth (Voir les tableaux et figures pp. 529 à 571 du texte hongrois) 351.813 : 627.4 (439.1) (282.243.7) Voulant commémorer, à l'occasion du Jubilée de 75 ans de la Revue d'Hydraulique, l'oeuvre accomplie par les ingénieurs hydrauliciens hongrois en vue de créer resp. d'amé­liorer une section importante de la voie navigable internationale qu'est le Danube, l'auteur dans la première partie de son étude expose en grandes lignes les travaux de régularisa­tion exécutés sur le Moyen-Danube jusqu'à la première guerre mondiale, puis après 1918 sur l'actuelle section hongroise, et analyse dans la seconde partie, au point de vue de la bonne exploitation de la batellerie, les conditions actuelles de la navigation. Du point de vue de la géographie le Danube se divise en trois secteurs : le Haut­Danube jusqu'au confluent de la Morava, le Moyen-Danube à l'intérieur du bassin des Carpathes, enfin le Danube Inférieur en aval de celui-ci jusqu'à l'embouchure. La fig. 1 et le tableau I. donnent une idée de_ la répartition des pentes, tandisque le tableau II. montre celle des rives suivant les États dont elles relèvent. I. Le Moyen-Danube et sa régularisation. Les changements brusques de la pente d'origine géologique à Szap (1810 km) et à Báziás (1072 km) divisent le Moyen-Danube à son tour en trois secteurs du point de vue de la navigation aussi : le Danube supérieur entre Dévény et Gönyű (1880 — 1791 km), le Danube moyen entre Gönyü et Moldova Veche (1791—1048 km), enfin le défilé du Bas-Danube entre Moldova Veche et Turnu-Severin (1048—931 km). A J Sur le Danube supérieur, évoluant sur le cône de déjection rapporté par lui­même, les travaux de protection contre les inondations furent exécutés dès la seconde moitié du XIX. siècle, mais en construisant les digues l'on n'a pas eu égard à leur rôle de régulatrices du fleuve. C'est ainsi que ia largeur du champ d'inondation qu'elles encadrent varie entre 1,1—5,7 km (fig. 3). Les lignes du courant des hautes, moyennes et basses eaux s'entrecoupent fréquemment et sous des angles très grands, ce qui entrave le développement sain du lit. du fleuve. Depuis l'endiguement du fleuve le débit solide du fleuve se dépose entre les digues, ce qui donne lieu au rehaussement progressif du lit par rapport aux terrains avoisinants. Avant sa régularisation, le Danube supérieur ne pouvait convenir d'aucune façon à assurer une navigation de quelque importance. P.ex. entre 1867 — 1876 le chômage de la navigation à cause de l'insuffisance de la profondeur y durait en moyenne 67 jours par an (max. 164 jours), mais même dans la saison de navigation il fallait alléger les chalands pour qu'ils puissent passer les seuils du secteur. La régularisation en eaux moyennes exécutée entre 1886 — 1896 a conduit, par la construction d'ouvrages parallèles et le barrement des bras secondaires, à la for­mation d'un lit uni (fig. 3). La largeur normale choisie c'est avérée trop grande : des bancs de sable se formaient à l'intérieur du lit des eaux moyennes, créant de mauvais seuils, qui continuaient à former obstacle à la navigation. Pour cette raison on a com­mencé vers 1900 la régularisation en basses eaux. Les travaux furent interrompus par la première guerre mondiale, ils ne recommencèrent qu'en 1927 lorsque fût constitué la Commission Technique Hungaro-Tchécoslovaquae, et sont encore poursuivis actu­ellement. La fig. 4 donne un exemple des résultats de cette régularisation en basses eaux. Entre 1886 — 1948 l'on a mis en oeuvre sur le Danube supérieur quelque 5 millions de m 3 de moellons et exécuté quelque 10 millions de m 3 de dragages. Un succès impor­tant de ces travaux de régularisation consiste en ce que dans la saison libre de glaces il n'y a plus de chômage dans la navigation. Toutefois ce secteur ne satisfait toujours pas aux exigences des navigateurs. B) Sur le Danube moyen les travaux de protection contre les inondations sont virtuellement terminés, mais le champ d'inondation varie ici aussi entre des limites très larges (0,45 — 6 km). La régularisation en eaux moyennes du Danube supérieur s'étend jusqu'au km 1747. D'ici jusqu'à Budapest seulement des consolidations de berges et des fermetures de bras étaient nécessaires. Afin d'améliorer les conditions de la débâcle et de la navigation, l'on a effectué entre Budapest et Fajsz (1501 km) la régularisation générale en eaux moyennes, l'on a barré le bras de Soroksár, enfin avec des ouvrages paralèlles et le barrement de bras

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