Vízügyi Közlemények, 1935 (17. évfolyam)
Kivonatok, mellékletek - Kivonat a 3. számhoz
49 conformément à un plan donné et, d'autre part, qu'ils soient irréprochables pour ce qui est des détails. En ce qui concerne la première exigence, elle se trouve définie de plus près par les points de vue généraux, par contre, la deuxième exige la solution exacte de maintes questions de détail. Donc, il importe que les ingénieurs attachent une égale attention aux points de vue généraux et aux questions de détail afin que, dans ces deux genres d'activité, règne une parfaite harmonie. En effet, tout approfondissement exagéré dans l'une quelconque des deux directions amène nécessairement à négliger la deuxième exigence dont nous avons fait mention et menace la bonne qualité du travail. Au début de sa carrière, tout ingénieur se voit attribuer des travaux où il s'agit en premier lieu de résoudre des problèmes de détails. Dans cette période, l'ingénieur débutant agit sagement s'il porte son attention presque exclusivement sur la connaissance aussi approfondie que possible de ces questions de détails, car la décision et le coup d'oeil nécessaires dans l'activité créatrice indépendante ne sauraient se développer que si l'on a acquis une connaissance intégrale des questions de détail et une pratique à tel point poussée qu'elle devient presque instinctive. Par la suite, l'ingénieur se voit confier l'exécution de tâches de moindre envergure, mais cependant d'un caractère indépendant, tâches où l'on n'indique pas le travail à exécuter, mais le but devant être atteint grâce à ces travaux. Dans un tel cas, il faut choisir entre plusieurs solutions et dans le choix, on ne doit pas trancher en s'inspirant uniquement des points de vue technique mais il y a lieu de tenir compte du but à atteindre sans négliger toutefois la question frais. Donc, à côté des questions de détail, les points de vue généraux commencent à revêtir une importance croissante et en ce qui concerne la satisfaction de ces exigences, il ne suffit pas d'avoir des connaissances hydrauliques, mais il faut encore, et cela a une importance, savoir les soumettre à une critique judicieuse. (L'auteur illustre ses assertions de deux exemples.) Il est certain que dans le domaine des problèmes hydrauliques, on ne saurait se fier uniquement aux formules, mais il est également vrai qu'en négligeant catégoriquement ces formules, on se trouverait privé de moyens de penser, sans lesquels, l'ingénieur resterait à maintes occasions sans principe directeur. Il est évident que ce ne sont pas les formules qui solutionnent le problème mais le bon sens, qui, lui à son tour, est développé par les méthodes théoriques bien éprouvées. Depuis déjà longtemps l'ingénieur a cessé d'être un spécialiste exclusif. Les intérêts qu'on lui confie, exigent qu'il ait une connaissance approfondie des domaines d'activité voisins du sien, mais il importe en outre qu'il ait de bonnes connaissances également dans les domaines quelque peu plus éloignés aussi. Par suite de cela, les points de vue généraux seiont d'autant plus nombreux que le nombre des années passées dans la pratique et la sphère d'activité seront grands. Et de même que c'est une grande faute pour l'ingénieur débutant de ne pouvoir lutter pour donner une solution aux questions de détails, de même il est dangereux que, dans ses attributions plus hautes, le directeur soit entravé dans son activité par l'étude approfondie des questions de détails. Il est par contre important que le passage du domaine des questions de détails à celui des questions générales s'opère selon un processus naturel ; chaque membre du corps des ingénieurs doit occuper la place à laquelle le désignent ses dispositions et ses capacités et puisse ainsi arriver à l'indépendance qui convient. 4