The Hungarian Student, 1958 (3. évfolyam, 1-2. szám)
1958-10-01 / 1. szám
suivre leurs études à cause de leur lutte pour la liberté humaine et universitaire, ainsi qu’à ceux qui continuent à étudier dans des pays étrangers après avoir fui la Hongrie. Le corps des étudiants hongrois ne peut être divisé en groupes d’après le rôle et les possibilités assignés à l’individu par la dictature. C’est pourquoi la création d’une union nationale, comme aussi ses efforts en vue de se joindre aux peuples libres et indépendants du monde, constituent le problème de l’entité des étudiants hongrois. Quels sont les éléments principaux qui caractérisent la situation des étudiants hongrois ? Les voici, brièvement résumés: Par un décret de 1949, le ministère de l’intérieur ordonna la dissolution de l’Association des étudiants universitaires hongrois, de sorte que ces derniers n’eurent plus d’association nationale de 1949 à 1956. Durant cette période, la seule organisation de jeunesse était l’Association de la jeunesse ouvrière, créée, dirigée et contrôlée par le seul parti politique qui existait alors en Hongrie, à savoir le parti ouvrier hongrois. Cette association 1. fut créée en vue de la poursuite de buts politiques, 2. ne représentait pas les intérêts des étudiants, 3. recrutait ses membres par la contrainte, 4. était dirigée par des chefs élus non par ses membres mais par le parti ouvrier hongrois. Du 21 au 23 octobre 1956, l’Association des étudiants hongrois fut réorganisée dans toutes les universités et les écoles supérieures du pays et ses chefs furent désignés par le moyen d’élections libres. Le gouvernement hongrois, porté au pouvoir par un pays étranger, empêcha du 4 novembre 1956 au mois d’avril 1957 le libre fonctionnement de la MEFESZ, emprisonnant ses membres ou les forçant à fuir le pays. La MEFESZ, organisation non politique ayant pour but la sauvegarde des intérêts des étudiants hongrois, dont les membres s’affiliaient de leur plein gré et qui choisissait elle-même ses chefs par le moyen d’élections libres et démocratiques, ne vit finalement plus qu’un moyen de poursuivre sa tâche: ses membres et ses chefs, obligés de fuir la Hongrie, se réorganisèrent sur le territoire de quatorze pays différents, en constituant néanmoins une organisation unifiée à laquelle ils donnèrent le nom d’Union des étudiants hongrois libres. 10