Századok – 1990

Tanulmányok - Engel Pál: A 14. századi magyar pénztörténet néhány kérdése I/25

PÉNZTÖRTÉNETI PROBLÉMÁK A 14. SZÁZADBAN 93 Pál Engel: QUELQUES PROBLÈMES DE L'HISTOIRE MONÉTAIRE HONGROISE DU XIV* SIÈCLE (Résumé) L'ambition de l'auteur était double: il s'est proposé d'une part de prolonger jusqu'à la fin du XIV' siècle les études d'histoire monétaire entreprises auparavant par Bálint Hóman au sujet de l'épo­que des Árpádiens dans son Histoire monétaire hongroise (1916), et de rectifier, le cas échéant, les con­clusions de Hóman relatives aussi à l'époque des Anjou, de l'autre. L'article de Pál Engel se base essen­tiellement sur des sources hongroises (registres de dîmes ecclésiastiques, édits réglementant la frappe des monnaies, données sporadiques retrouvées dans des chartes, etc.), mais aussi, éventuellement, sur des études et des documents tchécoslovaques et autrichiens. L'auteur examine au début les marcs utilisés alors en Hongrie, et tente de déterminer leur valeur proportionnelle en nombres fractionnaires, conformément à la pratique médiévale. Voici, à titre d'exem­ple, quelques poids ainsi définis par rapport au nouveau marc de 280 grammes de Vienne: marc de Bu­da - marc de Paris — 7/8 du marc de Vienne; ancien marc hongrois - marc de Cologne - 5/6 du marc de Vienne; marc de Kassa - ancien marc tchèque - 3/4 du marc de Vienne; marc de Transylvanie - 14/19 du marc de Vienne; marc de Szepes — ancien marc polonais — 5/7 marc de Vienne. Le système de la refonte des monnaies a subsisté en Hongrie jusqu'à la première moitié du XIV' siècle. Une des découvertes apportées par Engel est de signaler que le trésor royal avait réalisé un bénéfice annuel de 33 pour 100 avec l'introduction de la monnaie nouvelle. Après 1336, ce gain (luc­rum camerae) fut obtenu par la perception de fouages dans les villages, tandis que la pratique antérieu­re resta en vigueur dans les villes jusqu'à ce que le lucrum camerae ne s'intégrât finalement dans l'im­pôt annuel. Le forint d'or (florenus) devint la monnaie stable de la Hongrie vers 1325. Pour ce qui est des pièces d'argent, on avait utilisé jusque-là le denier viennois dans les comitats de l'Ouest, le denier dit du ban (banalis) en Slavonic et dans les régions méridionales, et le „sol" tchèque dans le reste du pays. Ces pièces furent partout remplacées dès les années 1320 par le denier royal à titre variable frappé par le trésor du roi. Engel cherche à déterminer la teneur en argent des pièces à partir du cours de change. (Par ex.: I sol tchèque - 1/80 du marc de Vienne - 3,5 grammes; 1 denier viennois (avant 1390) - 1/533 du marc de Vienne — 0,526 grammas.) L'évolution du prix de l'or peut être reconstruite sur la base du rapport de valeur du forint et du sol tchèque. Selon l'auteur, la valeur marchande du forint par rapport au sol tchèque et au denier vien­nois en cours jusqu'en 1390 environ a varié de la manière suivante: La montée du prix de l'or s'accompagnait en Hongrie comme en Bohême ou en Autriche de la dévalorisation simultanée et proportionnelle des pièces d'argent. (La baisse du cours du sol et du denier ne signifie pas par conséquent la détérioration de la qualité des pièces à cette époque.) L'auteur estime que durant tout le règne de Louis le Grand le trésor royal établissait le prix officiel du forint d'or à une valeur supérieure de 10 à 20 pour 100 au prix marchand. Les motifs de cette prati­que restent encore à élucider; de toute façon, elle a permis le gonflement du stock d'or du trésor. Dans le reste de son article, Pál Engel étudie minutieusement l'évolution de la frappe des mon­naies d'argent et du cours des monnaies de compte. 1310-1336 16 sols 106 d. v. 1338-1342 15-15,5 sols 1345-1352 12-13 sols 1353-1372 14-15 sols 1376-1379 16-17 sols 1380-1389 18-19 sols 1390-1402 20-22 sols 90-103 d. v. 80-85 d. v. 93-100 d. v. 106-113 d. v. 120-126 d. v.

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