Századok – 1985

Tanulmányok - Orbán Sándor: A szocializmus építésének első fél évtizede (1948–1953) II/467

A SZOCIALIZMUS ÉPÍTÉSE 1948—1953 KÖZÖTT 497 Sándor Orbán LA PREMIÈRE DEMI-DÉCENNIE DE L'ÉDIFICATION DU SOCIALISME (1948-1953) (Résumé) De l'union du Parti Communiste Hongrois et du Parti Social-Démocrate naquit en juin 1948 le Parti des Travailleurs Hongrois dont le programme d'envergure, adopté à son I" Congrès, définit au fond avec justesse, dans le cadre de l'édification d'une société socialiste « tendant vers le communisme », les tâches à accomplir dans les domaines de l'édification de l'État, de développement économique, de la politique sociale et culturelle et aussi de la politique extérieure. Ce nonobstant, les conclusions tirées de la thèse stalinienne concernant l'aggravation de la lutte des classes et citées parallèlement à la transition relativement pacifique, semblaient à plusieurs points contredire à l'esprit des objectifs fixés. Vers la fin de 1948, et surtout au cours des années suivantes, il devint clair que dans la pratique le Parti des Travailleurs Hongrois dévia considérablement du programme de son propre congrès. Il est certain qu'une part en revient à la polarisation qui eut lieu entre les deux camps formés en politique mondiale, plus exactement à l'exagération du danger croissant de guerre qui peut en résulter, et encore davantage à laquelle peut aboutir l'intervention armée des États Unis en Corée. Les pays socialistes, resserrant leurs relations, ne formèrent pas, pour le moment, un bloc militaire face à l'Otan, et pourtant les décisions répétées du Kominform, la création en 1949 du Conseil d'Entraide Économique, la rupture avec la Yougoslavie ne manquaient pas d'une telle tendance. Dans la vie intérieure du pays, au lieu de l'élargissement de la démocratie et des bases d'alliance survint leur rétrécissement, et la méfiance sectaire aboutissant à des procès politiques, dans la politique économique et sociale le plan quinquinnal, rendu plusieurs fois plus rigoureux, l'industrialisation forcée sous l'égide de guerre, causèrent un déclin dans la production agraire et dans le niveau de vie. Les résultats qui en même temps furent obtenus dans l'édification du socialisme, dans le domaine de certaines réalisations industrielles ou dans la structure de l'État (Constitution, systhème des conseils), qui prirent forme dans la mobilité sociale tendant vers l'élévation et qui dépassait de loin la sécurité de l'emploi et aussi, non en dernier lieu, dans la révolution culturelle, ces résultats n'étaient pas toujours bien fondés et convaincants. Ainsi la vie politique, dont l'évolution était jusqu-là prometteuse, connut un important déclin tant dans les villes que, et encore davantage, dans les villages qu'il était difficile à diriger vers les transformations coailistes. Après la liquidation des partis en dehors du Parti des Travailleurs Hongrois, le front populaire, dont le fonctionnement n'était prévu que pour les élections générales, perdit son rôle de mobilisateur, tout comme les conseils nouvellement organisés ne pouvaient avoir une fonction dans l'organisation des masses. L'action politique s'était réduite à intensifier la production, souvent par des moyens artificiels de discipline administrative et d'émulations dans le travail, ainsi qu'à différentes, souvent onéreuses campagnes de paix. La situation devint critique dans le pays, surtout après la très faible production agraire de 1952. Heureusement, dans les conditions internationales quelque peu moins tendues à cause de la mort de Staline et de la préparation du cessez le feu en Corée, à l'été 1953 une issue, du moins temporaire, pouvait être trouvée de cette situation si dure. X*

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