Századok – 1985

Tanulmányok - Balogh Sándor: Népi demokratikus örökségünk (Parlamentáris és közvetlen demokrácia Magyarországon 1944–1948) II/385

422 BALOGH SÁNDOR National Paysan, par leur ferme coopération politique. Cependant, à eux seuls ils n'incarnaient pas, et ne pouvaient pas incarner la démocratie populaire. En efîet, à ce temps la coopération des partis en question ne signifiait au fond que l'alliance de la classe ouvrière et de la paysannerie pauvre. Cette alliance avait donc absolument besoin — dans l'intérêt de la naissance et de la vie de la démocratie populaire — des forces bourgeoises de la démocratie dont aussi de la bourgeoisie urbaine antifasciste et des strates sociales moyennes représentées, conformément aux conditions spécifiques en Hongrie, par le centre des Partis Indépendants des Petits Propriétaires Terriens des Agriculteurs et des Bourgeois. Donc, à l'origine, le représentant du pouvoir démocratique-populaire était chez nous la coalition gouvernementale créé par le ralliement des partis de gauche et du centre du parti des petits propriétaires terriens, de leurs tendances et de leurs forces. Dans la coalition formée par les partis de gauche et le centre du Parti des Petits Propriétaires se retrouvèrent les intérêts communs sans pour autant que les participants aient abandonné définitivement, ou même durablement, leurs intérêts particuliers. En politique intérieure ce ralliement était motivé par l'impossibilité, à ce temps, de gouverner le pays par une seule des tendances démocratiques. La condition internationale était posée par la décision commune des puissances alliées qui exerçait son influence sur tous les représentants et partisans hongrois de la démocratie dans le sens du ralliement. Vu du côté de la pratique du pouvoir, et à première vue, la démocratie populaire rappela certainement la démocratie parlementaire. La pratique étendue de la liberté de réunion et de la parole, la presse politique fort nuancée, le droit électoral, un des plus démocratiques même à l'échelle internationale, l'activité des comités législatifs, la riche législation marquante du parlement et ses larges attributions, ne faisaient certainement que soutenir cette idée. Dans la réalité pourtant la démocratie populaire n'a jamais été en Hongrie une simple démocratie parlementaire. Dans le système d'institutions politiques de la démocratie populaire une part organique revenait aux institutions de la démocratie directe (comités de réforme agraire, comités d'entreprise etc.). C'est que la démocratie populaire, à l'opposé de la démocratie bourgeoise, revendique, plus exactement revendiquait la participation directe du peuple à l'exercice du pouvoir, en d'autres termes: il faut réaliser aussi le démocratie directe. En mars 1947 la déclaration du principe de Truman mit fin à la coopération précédente des grandes puissances alliées et céda la place dans la vie internationale aux conditions provoquées par la politique de guerre froide. Une des plus importantes conséquences en politique intérieure était la dissolution du Parti I ndépendant des Petits Propriétaires Terriens et la naissance d'un nouveau rapport des forces à l'intérieur de la coalition. Aux élections parlementaires du 31 août 1947 le Parti Communiste Hongrois obtint le plus de votes, mais ia réalisation d'une majorité stable, apte au gouvernement, n'était possible qu'en gardant dans la coalition le Parti des Petits Propriétaires Terriens qui se transformait graduellement de parti agraire en un parti des travailleurs paysans. En 1947—1948 fut réalisée au fond l'expropriation du capital ainsi que l'éviction de la bourgeoisie du pouvoir, plus exactement de la vie politique A la fois fut mise à l'ordre du jour la cause de la modernisation des institutions politiques, mais dont l'analyse devra être faite dans une autre étude.

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