Századok – 1977

Folyóiratszemle - Villa; Brian L.: Az amerikai hadsereg; a feltétel nélküli megadás és a potsdami nyilatkozat 629/III

AZ ELLENFORRADALMI RENDSZER NEMZETISÉGI POLITIKÁJA 319 tes, l'usage de la langue allemande dans le catéchisme, l'école du dimanche et la liturgie connut une nette régression. En outre, la population allemande du pays, qui appartenait en grande majorité à la couche paysanne, ressentit aussi fortement la crise économique. Tout ceci devait aboutir à un passage à l'esprit oppositionnel de la population allemande, qui était auparavant plutôt du côté du governement, et à un rapprochement avec les partis de l'opposition, surtout avec le parti social-démocrate et celui des petits propriétaires. On lança même avant les élections de juin 1931 l'idée de la fondation d'un parti d'opposition allemand indépendant. Mais parmi les candidats présentés par le MNNE aux élec­tions, seul Bleyer reçut un mandat, ce qui le "convainquit du fait que le gouvernement hongrois ne résoudrait pas la question allemande de son propre mouvement, autrement dit, qu'il avait besoin de l'appui de l'Empire. Par la promesse d'une coopération des minoritées hongroises et allemandes des Etats successeurs, le gouvernement impérial s'efforça d'arracher au gouvernement hongrois des conces­sions en faveur de la minorité allemande de Hongrie, sans succès. — L'étude passe également en revue la situation des minorités slovaque, slave du sud et roumaine à la même époque, constatant que le développement le plus important de type allemand (lutte pour l'Union culturelle, reconnaissance internationale, etc.) devait être enregistré chez les Slovaques, qui constituent la deuxième minorité de Hongrie par ordre d'importance. En ce qui concerne les autres ethnies, les manifestations de vie nationale étaient pratiquement limitées au niveau scolaire. La minoritée disposant du système scolaire le plus développé était celle des Serbes. En résumant, l'auteur constate que les ethnies vivant en Hongrie — y compris la minorité allemande — n'exigèrent dans les premiers temps du gouvernement que ce que les décrets et les lois en vigueur - malheureusement impossibles à appliquer - leur assurait, à savoir des droits linguistiques et culturels et, dans les cas où ceux-ci manquaient, des droits politiques pour obtenir les premiers. Ce n'est que lorsqu'elles n'obtinrent même pas ce minimum que les ethnies de Hongrie intensifièrent leurs exigences; il en coûtait évidemment davantage de satisfaire à celles-ci, d'autant plus que la fidélité à l'Etat dont avaient fait primitivement preuve les minorités avait été fortement ébranlée par le vif affrontement des nationalités.

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