Századok – 1976

Tanulmányok - Kövér György: A diplomás értelmiség társadalmi származása Oroszországban a 19–20. század fordulóján 433/III

460 KÖVÉÉ GYÖKGY stagner ensuite jusqu'aux dernières années du siècle. L'avance des enfants de popes fut suivie d'une rechute verticale (de 15% environ) à la fin des années 1870 et au début des années 1880, et leur place fut occupée en majorité et pour longtemps par les petits­bourgeois, pour un temps, en alliance avec ces derniers, par les commerçants, et briève­ment par les paysans. A la fin du siècle, ce sont de nouveau les nobles et les fonction­naires qui dominent, pour retomber à nouveau, plus sérieusement encore, après 1905 (12%). Les places devenues ainsi vacantes furent occupées en partie par les petits-bour­geois (3%), mais surtout par les paysans et les cosaques. La proportion de cette dernière catégorie double, et leur nombre quadrupla. Si nous projetons sur la dynamique de crois­sance des effectifs étudiants ces proportions changeantes (cf. figures 1 et 2), nous voyons que les catégories les plus vigoureuses, celles des petits-bourgeois et des paysans s'intellec­tualisa pendant la période capitaliste du fait qu'ils eurent accès aux places laissées vacantes en nombre de plus en plus grand par les fils des nobles et des fonctionnaires, et que cette intellectualisation ne se produisit donc pas nécessirement au détriment de сез derniers. Il faut tenir compte en premier lieu lors de l'explication des processus décrits (en soulignant à nouveau les différences de situations d ordre et de situations sociales), d'une part des conséquences qu'entraînèrent les changements économico-sociaux (libera­tion des serfs, réforme agraire de Stolypine), et d'autre part des mesures de «politique de l'enseignement» prises par le pouvoir d'Etat du tzar (obstacle mis à l'inscription des séminaristes, exclusions suivant les mouvements étudiants, numerus clausus). On ne peut considérer ces facteurs ni comme uniques, ni comme directs, mais l'influence d'autres facteurs indirects se manifesta dans ce contexte. L'une des chapitres de l'étude porte sur les particularités des différentes universités et régions; universités de Pétersbourg et de Moscou, de la région de la Baltique (Derpt, Yourjev), du Royaume de Pologne (Varsovie), de la Russie méridionale (Kiev, Odessa, Kharkov), de la région de la Volga (Kazan) et de Sibérie (Tomsk), en abordant également les problèmes confessionnels et ethniques. En s'appuyant sur les données concernant certaines universités, il a été possible d'établir la composition des facultés (médecine, droit, mathématiques-physique, histoire­philologie), et donc les différences les distingnant de la moyenne des universités.

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