Századok – 1972

Tanulmányok - Berend T. Iván: A tervezés hatása a gazdasági növekedésre 56/I

68 BEKEND T. IVÁN La réforme des prix de l'année 1961 a supprimé le niveau des prix unitaire pour les moyens de production et des moyens de consommation. Une creusée s'est ouverte entre les prix de production et ceux de consommation, la majorité de matières premières pour l'industrie étant en mise à un prix plus bas du prix de revient avec une dotation de l'Etat. Ce phénomen était très aigu dans l'agriculture ou le prix de marché était beaucoup plus élevé que celui de la cession obligatoire à l'État. Quant à l'exportation, la différence souvent très importante entre le prix à l'intérieur du pays et celui à l'étranger était sur­montée par une compensation sur le prix assurée par l'Etat. Ce système des prix restait fixé dans la relation socialiste au cours des années, ce qui a facilité la planification en éli­minant les effets de changements des prix de marché, qui n'étaient pas aptes à être plani­fiés. Les prix ne pouvaient exercer leur vraies fonctions que sur le domaine des articles de consommation et là aussi uniquement sous les rapports de la demande ne touchant pas à l'offre. Cette restriction de l'influence du marché a rendu les entreprises indépendantes de la réalisations de leurs produits. Elles étaient intéressées en éxecution du plan et en augmentation de la production le plus vite possible. Aussi le décret sur les primes du 1 novembre 1962 les a-t-il inspiré à un accroissement de la quantité de la production. Ce système de planification a créé des possibilités exceptionnelles capables d'aug­menter en flèche l'accumulation. A l'aide du système des prix p. ex. une grande partie du revenu produit dans l'agriculture pouvait être ajoutée aux fonds d'accumulation d'Etat, plus il y avait la possibilité de régler la quote de consommation. Pendant que le revenu national a cru de 20% entre 1946 et I960, l'augmentation de la quote de consommation était de 6 et celle des fonds d'accumulation de 54%. Cela servait de base d'une activité d'investissement sans exemple jusque là dans l'histoire de l'économie hongroise. L'utilisa­tion des moyens d'une façon si concentré avait comme but la transformation de l'ancienne structure agraire-industrielle en structure industrielle. Au cours de la première moitié de la décennie 48% des investissements effectifs étaient investis dans l'industrie et dans l'industrie lourde pour la plupart. La même tendance s'est fait valoir même dans les années 60 sous une forme en quelque sorte restreinte. Un changement est survenu dans l'industrie lourde à savoir au lieu de l'industrie extractive les branches demandant de travail furent mises en relief, comme l'industrie des instruments de précision, l'industrie électrotechnique et chimique. Le système de plans réglementaires favorisait le développe­ment extensif des entreprises qui embauchaient de plus en plus de mains d'oeuvre; — dont l'augmentation moyenne était de 6,5%. Ce système était une nécessité aussi par le fait que les postes de l'administration publique et de la gestion de l'économie nationale et des entreprises étaient pris par des dirigeants en leur majorité non-spécialisés. Jusqu' à la moitié des années 60 le rythme d'accroissement de la production in­dustrielle se situe autour de 10%. L'industrialisation rapide avait comme effet la modifica­tion importante de l'économie nationale, la proportion des salariés industriels se rap­prochait de la moitié de la population. L'augmentation annuelle du revenu national était de 6,1% donc parmi les plus élevés même à l'échelon mondial. A côté des effets positifs se présentaient d'importantes contradictions. Ce système n'a pas stimulé les entreprises à augmenter la productivité, à améliorer la qualité, à épargner de matière etc. En fin de compte tout cela aboutissait au gaspillage, le niveau d'efficacité restait très bas et ce fait se révélait non seulement dans le processus de déve­loppement mais aussi dans celui de la production. Des stocks de marchandises invendables se sont accumulés dans les entreprises et ont atteint 2 à 6% du revenu national. Ce système a éliminé à côté des effets défavorables du marché ceux stimulants. Il n'a pas favorisé l'élargissement du choix au contraire il l'a limité. L'exigence d'information centrale a entraîné le gonflement énorme de l'apparat administratif. De telle façon la grande partie du revenu national s'est perdue par une économie trop coûteuse. Ces faits ont nécessité l'introduction en 1968 de la réforme de la gestion et de la planification qui essaye de lier les avantages de la planification avec ceux des effets du marché.

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