Századok – 1972
Tanulmányok - Szász Zoltán: Az erdélyi román polgárság szerepéről 1918 őszén 304/II
! AZ ERDÉLYI ROMÁK POLGÁRSÁG SZEREPÉRŐL 1918 ŐSZÉN 335 en même temps le Conseil National Roumain formé par les nationalistes et les socialdémocrates demanda le 9 novembre 1918 par lettre le pouvoir souverain sur la Hongrie de l'Est au gouvernement hongrois. Le gouvernement donna son consentement en principe, mais au cours des négociations détaillées (Arad les 13 — 15 novembre 1918) il devint clair que les Roumains comptent sur la séparation définitive de la Hongrie, et évidemment le gouvernement ne put pas y consentir. Les bonnes relations du Conseil National Roumain et du gouvernement se gâtèrent, mais ne cessèrent pas exister. Une partie de la bourgeoisie hongroise devint plus radicale, la bourgeoisie roumaine fut occupée en premier lieu par la question de l'unification avec la Roumanie. A la réunion de Gyulafehérvár (Alba Iulia) le 1 décembre 1918 les Roumains de Transylvanie déclarèrent leur adhésion au Royaume Roumain. L'unification de la Roumanie avec la Transylvanie se réalisa au cours de l'offensive de la bourgeoisie européenne contre les révolutions démocratiques et socialistes de l'Europe orientale, ainsi il est naturel que les directives progressistes de la résolution de Gyulafehérvár furent négligées (réformes démocratiques, l'autonomie des minorités nationales). La bourgeoisie saxonne vota d'abord pour la conservation de la Hongrie historique, puis, quand Grande-Roumanie se forma, elle accepta les nouvelles circonstances. Les ouvriers hongrois et les socialistes roumaines de gauche luttèrent pour une révolution socialiste dès la fin de 1918. Les intellectuels hongrois de Transylvanie furent contre l'unification de la Transyvanie avec la Roumanie, mais après le traité de paix de Trianon, c'est à dire après la sanction des nouveaux cadres la couche avancée de cette bourgeoisie tâchait d'entrer en relation avec les forces progressistes roumaines pour la réalisation des buts démocratiques.