Századok – 1972

Tanulmányok - Wittman Tibor: A latin-amerikai „feudalizmus” kialakulásának vitás kérdései 1293/VI

1332 WITTMAN TIIiOK T. Wittman: Les questions discutées de la formation du féodalisme latino-américain (XVIe —XVIIe siècles) (Hésumé) L'auteur analyse la formation de la méthode de production en Amérique-Latine coloniale et il expose les vues formées jusqu'ici à ce sujet. Il n'esquisse que brièvement les civilisations indiennes précolombiennes, il tire certaines conclusions surtout de la comparaison des sociétés inca et aztèque. Il s'occupe plus des fraits spécifiques du féodalisme castillan, qui le distinguent fortement du féodalisme occidental, même de celui catalan aussi. Comme base de la recherche servent les relations ville —village et industrie —agriculture. La Conquista, laquelle amena les sociétés indiennes en contact avec le féodalisme castillan très particulier, transplanta non seulement beaucoup de ses éléments, mais, elle les a changés aussi. La synthèse devint autre que le modèle européen, mais les sociétés indiennes elles-mêmes se sont transformées. Il s'agit non seulement d'un procès «d'arcliaï­sation», mais aussi d'une réorganisation (p. e. les communautés indiennes). Un des traits principaux de la société latino-américaine était, qu'elle est entrée tout de suite en relation avec le marché capitaliste naissant, elle l'a servi. Cela ne signifie pas qu'on peut parler de la naissance des relations de la production capitaliste en Amé­rique Latine, comme certains le prétendent récemment. Si nous examinons l'évolu­tion d'ici en rapport étroit avec les changements de l'accumulation primitive occidentale, nous recevons une autre image que nous avons pu en recevoir jusqu'ici à partir de» simplifications traditionelles ou propagandistes. L'auteur fait objet de l'analyse l'encomienda, la hacienda, l'économie de plan­tation naissante et l'exploitation des métaux précieux. Il souligne le changement ou la consolidation de certains éléments de la nouvelle méthode de production au XVIIe siècle, quand on peut remarquer un ralentissement dans la formation du capital industriel ouest-européen aussi. En ce temps-là, c'était déjà surtout le capital commercial occi­dental (anglais, français, hollandais) et non pas les monopoles coloniaux espagnols, — qui a déterminé la direction principale de l'évolution. La cristallisation, l'épanouisse­ment total de la méthode de production avec les plantations d'esclave produisant pour le marché mondial; tombent déjà au XVIIIe siècle, lequel n'est pas traité par cette étude. Les XVII—XVIIIe siècles ont déterminé la méthode de production qu'on ne peut appeler ni «asiatique» ni féodale ou capitaliste. Il s'agit du mélange particulier de­certains éléments de différentes méthodes de production et d'autres éléments, lequel devint «archaïque» dans le cadre du marché mondial capitaliste. A propos de cette notion on peut parler de l'impossibilité de la formation du marché intérieur; une telle relation de l'agriculture et de l'industrie, du village et de la ville, qui pendant plusieurs: siècles a condamné au sous-développement les peuples de l'Amérique Latine, et qui les a mis à la disposition du capitalisme industriel. Le «féodalisme» comme notion auxi­liaire peut rester si nous voulons souligner la grande propriété («féodalisme colonial» etc.), mais à notre avis cela aussi a des dangers, il simplifie la complexité et la variété de la méthode de production de l'Amérique Latine coloniale. Au lieu des apriorismes théoriques doivent entrer les examinations historiques concrètes. Les discussions for­mées à propos de «la méthode de production asiatique» étaient d'une part plutôt de caractère théorique qu'historique, d'autre part elles ne touchaient pas les questions de l'Amérique Latine coloniale.

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