Századok – 1968

Tanulmányok - Márkus László: Kászonyi Dániel. 447

KÁSZONYI DÁNIEL 483 L. Márkus: Daniel Kászonyi Résumé Dániel Kászonyi commença sa carrière politique dans les rangs de la première génération des réformateurs de gauche, il fut membre du mouvement libéral nommé Jeune Hongrie. Au printemps de 1848 il a offert ses services à Kossuth; comme agent secret, il a accompli des tâches importantes à Vienne, à Prague et en Galicie, il fut un des organisateurs du retour des hussard Nádor et Vilmos. En octobre 1848 il servit d'inter­médiaire entre les auliques de Vienne et le gouvernement hongrois. D'abord il fut officier de renseignement, puis commissaire d'état chargé des tâches importantes. En 1849 il émigra à Hambourg puis à Londres, là il devint membre de l'association des démocrates qui forma la gauche de l'émigration, il avait des relations avec Mazzini et d'autres groupes révolutionnaires. Les années de l'émigration à Londres ont influencé non seulement ses activités politiques, mais aussi son développement personnel sur le plan idéologique. La rencontre d'une société capitaliste développée et des idées socialistes a ouvert de nouvelles perspecti­ves à ses yeux. La majorité des émigrés n'a pas dépassé l'idée de la revendication de l'indépendance nationale qui fut pratiquement leur seule exigence, le démocratisme didrotien de sa conception du monde rendit capable Kászonyi de briser les barrières du nationalisme. En 1861, à l'ordre de Kossuth, il était rentré en Hongrie, mais sa mission ne fut pas accomplie à cause du suicide de László Teleki. Après cela il fut précepteur chez la famille Vay, le compromis austro-hongrois l'a déçu, il quitta le pays pour dix ans de plus. Il vivait à Leipzig, c'est là qu'il publia ses mémoires en allemand, elles ne sont jamais parues en sa langue maternelle. Après son retour — à l'âge de 66 ans — il a entrepris la rédaction du journal des ouvriers intitulé Chronique Hebdomadaire Ouvrière. Avec cet acte il prit position à côté des persécutés, du parti de la conception du monde des petroleurs (les partisans de la Commune de Paris). Après la fondation du Parti Généra] des Ouvriers — de 1781 à 1881 — il fut rédacteur du journal du parti qui portait le titre Népszava (Parole du Peuple), et membre notable de la direction du parti. Il s'est mis en opposition de ses anciens combattants et il a affronté les calomnies de la presse du parti Kossuth dont l'argument le plus important fut le manque de patriotisme de la socialdémocratie. Il a pris part aux congrès du parti, il a présenté des projets, il présidait aux assemblés ouvriers pour ainsi dire, jusqu'au dernier moment, jusqu'à l'âge de plus de soixante-dix ans, malgré l'aveu d'un compte rendu de l'époque: »II pouvait être heureux quand sa famille et lui avaient l'occasion de se rassasier du pain sec !«. Il est mort le 11 mai 1886, dans la plus grande misère. Ce bref compte rendu sur la vie et l'activité de Kászonyi témoigne de la réalité historique hongroise du côté subjectif. Ce prophète hongrois solitaire de la morale des encyclopédistes et du rationalisme ne quittait pas jusqu'à sa mort le camp du progrès. A la question posée par une série de ses articles, si le socialisme a des possibilités en Hongrie du XIXe siècle, sa carrière nous donne la réponse. Il se dérive de son caractère et de ses idées qu'il fut parvenu au plus grand camp des exploités de l'époque: au parti des social-démocrates. Sa carrière et ses activités marquées presqu'uniquement par des échecs qui reflètent la tragédie de la révolution, forment une partie de la réalité historique hongroise. Sa solitude est due à la chute du mouvement révolutionnaire de Hongrie, la courbe déclinante de sa carrière est la conséquence de la contresélection intellectuelle dérivant de cette chute. Mais ce tableau pessimiste ne nous montre qu'un côté de la réalité historique hongroise, car les activités de Kászonyi sont des éléments organiques du progrès de Hongrie. 5*

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