Századok – 1966
Tanulmányok - Sz. Ormos Mária: A fegyverkezés kérdése az európai diplomáciában Hitler uralomrajutása után (1933–34) 400
A FEGVERKEZÉS KÉRDÉSE HITLER HATALOMRA JUTÁSA UTÁN 451 ne firent qu'entraver le développement d'une ligne à suivre en commun par les deux grandes puissances, l'Union Soviétique et la France, menacées le plus directement, et mettre des obstacles à une position efficace à prendre à l'unisson contre l'armement de l'Allemagne, bien qu'il devînt évident que ce fût l'unique moyen susceptible de déloger la politique française de son point mort et que le gouvernement soviétique se montrât fort disposé à prendre les initiatives y nécessaires. Encore que toutes les deux ailes des radicaux (celle de Herriot et de Daladier) ne tardassent pas à faire des pas en ce sens, leur attitude qui voulait ménager les susceptibilités de l'aile droite française anti-communiste ne fit qu'affaiblir leur fermeté et l'efficacité de leur parti pris et se vit limitée par l'autre ligne maintenue également qui était celle des négociations engagées avec l'Allemagne. Dans de telles conditions la politique étrangère soviétique avait beau tirer les conclusions qui découlait pour lui de l'instauration du régime hitlérien et faire preuve dès 1933 de son désir visant à l'union des pays menacés, ses efforts ne parvinrent pas à créer des combinaisons politiques internationales appelées à empêcher l'armement de l'Allemagne. Lorsqu'en 1934 le groupe nettement anti-allemand de l'aile droite française venait d'accéder au pouvoir — opposé d'une part à la politique anglaise et isolé provisoirement, et étant donné que l'Allemagne sut dans l'intervalle -consolider sa situation et faire essentiellement progresser l'armement — ne trouva pas d'autre issue que d'ouvrir le chemin — en interrompant les négociation avec les Allemands — au développement de la machine de guerre hitlérienne. La tâche qui s'imposa dans la suite à la politique française était comme le témoigne la note du 17 avril 1934 — de rechercher de nouveaux moyens qui garantiraient la sécurité de la France. Cette politique se devait de trouver des garanties ou — pour reprendre les mots du ministre français des affaires étrangères, M. Barthou «de véritables alliés» dont l'aide serait suceptible d'attarder la mise en marche de la machine de guerre. I