Századok – 1966

Tanulmányok - Sz. Ormos Mária: A fegyverkezés kérdése az európai diplomáciában Hitler uralomrajutása után (1933–34) 400

450 SZ. ORMOS MÁRIA Sz. M. Ormos: La question de l'armement et la diplomatie européenne dans la période succédant à l'accession au pouvoir de Hitler (1933-1934) Résumé Fondée sur les publications de documents et les monographies y relatives et ayant utilisé les matériaux des archives hongroises la présente étude soumet à l'examen les démarches des puissances européennes et les côtés de leurs relations mutuelles qui permi­rent la création d'une nombreuse armée d'aspect moderne, condition sine qua non de la réalisation des projets de guerre allemands. Ayant passé en revue la formation de la question de désarmement telle quelle se présenta après l'achèvement des hostilités, pour continuer l'étude expose dans le détail les négociations entamées à ce sujet, tout en n'omettant pas de renvoyer aux incidences qui dans le domaine de la politique intérieure avaient un effet déterminant sur la tendance de ces mêmes pourparlers. L'auteur de l'étude arrive à constater que dans le développement de la machine de guerre allemande la circonstance suivant laquelle les représentants des forces de la gauche ne se rendirent que peu à peu compte du véritable caractère du régime fasciste allemand et de son importance dans la politique européenne, entra pour beaucoup en ligne de compte. Cette circonstance n'était pas sans mettre des obstacles à la coopération des différents groupements entre eux et avec les autres forces anti-nazies (ou anti­allemandes). Dans la période succédant au 31 mars 1933, date de l'avènement de Hitler, les groupes radicaux français qui étaient au gouvernement et la majorité des socialistes qui les appuyaient se refusèrent pour le moment à renoncer à leur position adoptée antérieurement et qui, fondés sur une certaine attitude pacifiste, se considéraient comme devoir de se mettre d'accord avec l'Allemange. Le Parti Communiste Français, lui, ne «'engagea pas encore dans la ligne politique de la sécurité collective, sa direction estimait, en effet, la lutte menée contre les traités de Versailles comme le plus important moyen de combat entrepris contre l'impérialisme français, principal ennemi du prolétariat du pays. La situation difficile où se trouvait l'économie du pays, une tension croissante observable dans la politique intérieure qui s'ensuivit, l'esprit antibelliqueux dont témoignaient les larges couches de l'opinion publique française, n'accusant pas après l'avènement de Hitler un changement rapide, étaient autant de raisons qui poussaient le gouvernement français d'inspiration radicale à rechercher les moyens conduisant aux accords. C'est dans ce même sens qu'agissait la tendance qu'adopta le soit disant gouverne­ment national représentant la majorité de l'aile conservatrice anglaise, gouvernement qui en dépit des conditions changées ne cessait de fomenter cette fiction d'après laquelle les intérêts de la Grande Bretagne ne sauraient être assurés au sein de l'alliance avec les Français que par une équilibre germano — française. Cette majorité ne se vit en Angle­terre manacée à l'heure ni çar l'opposition travailliste de gauche ni par celle libérale, cette dernière n'ayant pas encore revisé sa position qui visait à applanir les conflits, et à refuser les sanctions appliquées contre l'Allemagne, ni par la minorité anti-nazie du parti conservateur. Par contraste la couche représentant l'aile droite du parti conser­vateur ne fit que soutenir cette politique du gouvernement laquelle prétendait faire des concessions à l'Allemagne et cela non seulement dans le but de contrebalancer le poids de la France, mais bien pour utiliser l'Allemagne dans une guerre dirigée éventuellement contre l'Union Soviétique. Les propositions suggérées par le gouvernement britannique quant à la question de désarmement (plan MacDonald, proposition de janvier 1934) et les négociations engagées en faveur de leur admission encourageaient d'une part directement la réalisa­tion des projets des nazis et n'étaient pas sans y contribuer par la voie indirecte lors­qu'elles croisaient les efforts timides que les Français déployaient en vue de la sécurité et lorsqu'elles poussaient le gouvernement français, craignant une isolation, dans le chemin des concessions. Toutes ces circonstances, laissant de côté pour le moment l'aspect aiguisé des rapports anglo—soviétiques devenus à partir de l'été 1933 forts distants et compassés,

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