Századok – 1965

Tanulmányok - Bakács István: A hazai hitelügyletek XVIII. századi történetéhez 6

32 BAKÁCS ISTVÁN: A HAZAI HITELÜGYLETEK TÖRTÉNETÉHEZ On ne saurait douter de ce que l'origine de ces dettes se situe à l'époque de la guerre d'indépendance de François II Rákóczi, époque où d'une part les exigences de vie augmen­tant successivement consommèrent des sommes de plus en plus considérables et d'autre part les événements de guerre mirent obstacle à la rentrée des revenus. Cependant même après 1711 les besoins et les exigences ne cessent de se trouver en disproportion avec les revenus et, capitalisés, les intérêts arriérés ne firent qu'accroître les montants des dettes. L'arragement des dettes accumulées par Péter Zichy reviendra à ses fils, Miklós et Ferenc. Cependant Ferenc, lui, n'est à même d'effectuer des remboursements qu'ayant recours à de nouveaux emprunts, à quoi vint s'ajouter que lorsqu'en 1743 il devint évêque de Győr, il se trouva obligé de contracter de nouveaux emprunts, afin de reconstruire le château episcopal, de l'ammeubler et d'entretenir sa cour. Bien qu'il tentât de les arranger, fin 1749, tout en utilisant les possibilités lui présentées par l'article 48 de la loi 1723, pour rembourser ses dettes montées à un demi million de florins il s'adressa à la reine Marie-Therèse la priant de mettre ses domaines sous séquestre. Satisfaisant à sa demande la reine y envoya une commission composées de cinq gardiens judiciaires, délégués du Conseil de Lieutenance, gardiens chargés d'abord de préciser les créances et donner à bail les biens de l'évéché et le domaine de Divény constituant le majorat de la famille Zichy et de mettre en gage les domaines de Vedrőd et de Csicsó. Le premier fut pris en gage par Mihály Oeskay contre une somme de 62 042 florins, alors que Csicsó fut engagé à István Zichy cousin de l'évêque, contre un montant se chiffrant par 110 000 florins. Cependant la tâche de la commission ne consistait pas uniquement à effectuer les rembour­sements, elle était également chargée de contrôler toute construction ayant lieu sur les domaines et de tenir compte des plaintes formulées par les paysans de ces mêmes domaines. Les plans de remboursement prévus pour 13 ans lors de la désignation des gardiens judiciaires ne parvinrent pas à supprimer les dettes si bien qu'en 1758 les 33% des dettes principales soit 149 197 florins, existèrent encore, bien que, à partir de novembre 1754, les biens episcopaux se trouvèrent loués par Ferenc Zichy, lui-même, qui n'était pas sans arranger certaines de ses dettes. Cependant à ce temps István Zichy (ayant contracté du palatin Lajos Batthyány un emprunt de 70 000 florins) et son frère János se chargèrent du remboursement du dit montant, dès lors le décret royal émis le 19 janvier 1759 supprima l'office des gardiens judiciaires. En soumettant à l'examen l'origine des dettes se chiffrant par un demi million de florins on arrive à constater qu'elles se formèrent dans leur majeure partie des emprunts contractés par l'évêque lui-même, des intérêts en retard et des créances existant vis-à vis des commerçants et industriels dont la répartition est la suivante: 14 de Pozsony, 33 de Győr, 14 de Sopron et 17 commerçants et industriels de Vienne. Les 23.5% des sommes ont été empruntées à des personnes et institutions ecclésiastiques, 24,5% à de grands proprié­taires, 20,6% à des propriétaires moyens, 19,4% à des employés, alors que 12% des dettes capitalisées furent empruntées à des commerçants et industriels. Bien que selon la conception de l'époque l'office des gardiens judiciaires estimait les emprunts de caractère ecclésiastique étant à longue échéance, dès lors plus favorable du point de vue des débiteurs, il affecta les 78,9% du montant du gage du domaine de Vedrőd, mis le premier sous gage, à l'arrangement des créances dues à des institutions et personnes ecclésiastiques. Cependant dans la suite les remboursements s'effectuèrent sans aucune distinction, dès lors à la fin de l'an 1758 les 37% des dettes non-arrangées existèrent vis-à-vis des institutions ou personnes ecclésiastiques, mais force nous est de tenir compte de ce qu'il était des dettes principales empruntées par Ferenc Zichy à des personnes laïques et qui ne devinrent créances ecclésiastiques qu'à la suite de succes­sions.

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