Századok – 1964
Tanulmányok - Jemnitz János: A béke utolsó hónapja és az Internacionálé összeomlása (I. rész) 1130
1158 JE M NITZ JÁNOS: A BÉKE UTOLSÓ HÓNAPJA ÉS AZ INTERNACIONÁLÉ ÖSSZEOMLÁSA а борьбу против внешней опасности, против войны не считали срочной. То же самое относится и к анархо-синдикалистам, даже к французам, которые, подобно социалистам, тоже опоздали. Когда они осознали опасность, соответственно опытам 1911—12. годов, опять же французы торопили совместными выступлением Интернационала. Таким образом перед Интернационалом, совершившим будто спиральное движение, встали те же задачи, которые в г. Штутгарт и Копенгаген оказались многими, в первую очередь немецкой и австрийской партиями обойденными. Обход этих проблем однако на этот раз оказался невозможным, так как постановка вопроса не являлась уже академической, а сама жизнь требовала положительного или отрицательного ответа. J. Jemnitz: Les derniers mois de la paix et l'effondrement de l'Internationale (Ièr e partie) Réstmé Le mouvement ouvrier international, tout aussi bien que la II Internationale se trouvèrent en été 1914 d'un jour à l'autre en face d'une crise de guerre éclatée à l'échelle européenne. Bien que les années 1909, 1911 et 1912 virent déclencher maintes crises de guerre, en décembre 1912 les remous aux Balkans finirent par se calmer et pendant un intervalle de temps d'un an et demi acun foyer de tension d'aspect local ne s'était for, mé, aucun danger de guerre ne menaçait, bien qu'une seconde guerre sévissait à nouveau aux Balkans. C'était cette accalmie relative qui se vit interrompue par l'attentat de Sarajevo. Peu nombreux étaient ceux qui fin juin et au début de juillet se rendirent compte des signes alarmants. Quelques jours passés dans l'anxiété les partis socialistes dirigeants de l'Occident oublièrent totalement la situation aux Balkans et se mirent à s'occuper de leurs problèmes internes; leur victoire remportée aux élections les exita à en tirer des conclusions favorables, victoire susceptible — disaient-ils — de dissiper le vertige nationaliste de guerre. En Allemagne on se préparait à mettre à l'épreuve les forces intérieures, l'Italie, elle, vit naguère se dérouler des grèves sanglantes, la Russie, à son tour, assista au déclenchement dès grèves dirigées contre le régime tsariste, revêtant successivement un aspect politique alors qu'en Angleterre une crise politique se trouva sur la voie de développement. On ne saurait donc point s'étonner de ce que ceux qui ne connaissaient que peu les événements déroulés derrière les culisses et ne se rendirent compte des préparatifs de guerre exécutés par les gouvernemets et les états-majors ne s'aperçussent guère du conflit de guerre s'élargissant successivement. Dès lors la majorité des partis ouvriers ne reconnut le danger imminent qu'avec un retard de deux semaines, période qui marquait la dernière étape précédant le déclenchement de la guerre. Cela prévaut également à ceux de gauche, qui pendant des années n'étaient pas sans rappeler le danger de guerre; cependant en juillet Luxemburg, Mehring et Marchlewski se contentèrent de mettre au premier plan la nécessité des luttes à mener contre le militarisme intérieur, négligèrent le danger extérieur et se souciaient peu du danger imminent de guerre. La même attitude fut adoptée par les anarcosyndicalistes, voire par les Français qui, semblement aux socialistes, étaient, eux aussi en retard. Le danger une fois reconnu c'étaient une nouvelle fois les Français qui, en conformité des expériences acquises en 1911 et 1912, se mirent à solliciter l'action commune de l'Internationale. Dès lors l'Internationale se trouva en face de la même tâche que ceux de Stuttgart et de Copenhague, en premier lieu les partis allemand et autrichien, s'efforcèrent d'escamoter. Mais ces manoeuvres subirent cette fois un échec, la question n'étant plus de caractère académique, la vie elle-même, exigeait inéluctablement une réponse affirmative ou négative.