Századok – 1963

Tanulmányok - Kovács Endre: Az 1859. évi magyar–román egyezmény 293

AZ 1859. ÉVI MAG Y AB—BOMiN EGYEZMÉNY 331 вании должен решаться всенародным плебисцитом и в этом отношении соглашение Б отражало лояльные планы Телеки—Клапка. Таким образом венгеро-румынскому согла­шению 1859 года удалось перебросить мост через ту пропасть, которая с 1848 года раз­деляла венгерскую и румынскую политическую концепцию. Далее автор прослеживает изменение международной политики после заключения соглашения, уделяя при этом особое внимание французской внешней политике, которая повлияла на "румынскую внешнюю политику. Автор выясняет точку зрения румынской оппозиции в Венгрии по вопросу сотрудничества с венграми. Мирный договор, заключенный в Виллафранка, оказал решающее влияние на крушение восточноевропейских революционных планов, но из данных, приведенных автором, выясняется, что Куза и его уполномоченный Бэлэ­чеану действовали в интересах организации венгеро-румынского восстания и после вил­лафранского соглашения, но восстание потерпело крах в результате отказа франции под­держать его. Тем не менее автор высоко оценивает соглашение 1859 года, которое не оста­лось без последствий и в последующие годы. Э. КОВАЧ L'ACCORD HUNGARO—ROUMAIN DE 1839 Résumé Dans son étude l'auteur traite de l'accord conclu le 29 mars 1859 entre György Klapka et le prince roumain Couza, accord qui constitue un des plus notables événements que connut la politique pratiquée par les émigrés hongrois après 1849. Cet accord de caractère militaire et politique fut la suite directe et quasi la couronnement des négocia­tions que les chefs des émigrés hongrois, en premier lieu Kossuth, Teleki et Klapka, avaient engagés au cours des années 50 avec les dirigeants du mouvement roumain. L'organisa­tion et l'effectuation des pourparlers ne revint pas à Kossuth, mais au général György Klapka et c'est à juste titre que l'accord porte l'empreinte de la conception politique de ce dernier. L'accord conclu en 1859 entre Klapka et le prince Couza dépassa les cadres généraux des entretiens engagés antérieurement et vit élaborer le projet concret d'une coopération ne perdant pas de vue les conditions politiques nécessaires à la coexistence pacifique des deux peuples en question. Parallèlement à l'Accord-A comprenant les pro­jets militaires vient d'être élaboré l'Accord-B suite directe des conceptions professées par Bälcescu sur la plan de la confédération, mais quant à l'appartenance de la Tansylvanie il marque un pas en avant vis-à-vis de la position adoptée par Kossuth et. en subordonnant cette question à un plébiscite ultérieur il s'approcha de la conception loyale prechée an­térieurement par Teleki et par Klapka. Ce faisant l'accord hungaro—roumain réussit à applanir les divergences de vue essentielles qui depuis 1848 séparaient les conceptions politiques des Hongrois et des Roumains. L'auteur étudie dans la suite les notables chan­gements politiques survenus à l'échelle internationale pendant la période succédant, à la conclusion de l'accord et y met l'accent sur la politique étrangère pratiquée par la France qui avait un notable effet à exercer sur la formation de la politique extérieure roumaine; il n'est pas sans élucider l'attitude témoignée par l'opposition roumaine de la Hongrie par rapport à la collaboration avec les Hongrois. La paix de Villafranca avait, en effet, une influence décisive sur l'échec des projets révolutionnaires, surgis en Europe orientale, mais les documents exposés par l'auteur attestent que Couza et Bälcescu, son délégué, se donnaient beaucoup de peine, même après l'armistice de Villafranca, pour organiser le soulèvement hungaro—roumain qui finit par échouer à la suite de l'absence de l'appui français. De l'avis de l'auteur l'accord de 1859 n'en reste pas moins un événement impor­tant qui avait ses suites au cours des années qui y succédèrent. E. KOVÁCS

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