Századok – 1961
Tanulmányok - S. Lengyel Márta: Egy osztrák röpiratíró útja a negyvennyolcas forradalom felé (II. rész) 47
82 S. LENGYEL MÁRTA: EGY OSZTRÁK RÖR.ÍRATlRÖ ÜT JA laïc de la papauté et son influence exercée en Allemagne et dans plus d'un de ses ouvrages il soumet à une critique les différentes cérémonies de l'Église catholique basées sur la bigoterie des fidèles, l'activité des Jésuites, de plus il attaque l'organisation de cette Église et plusieurs de ses dogmes. Cependant il persévère dans sa profonde dévotion et devient adhérent du catholicisme allemand, courant ecclésiastique d'Allemagne qui, insère parmi ses objectifs, outre le rétablissement de la simplicité primitive de l'Église, certaines tâches politiques aussi (l'éviction de l'influence politique de la papauté, la réalisation de l'unité de l'Allemagne). Son ralliement à ce nouveau mouvement politique ne signifie nullement une régression dans son évolution politique, bien au contraire — sous l'effet des injustices subies de la part du gouvernement autrichien et enrichi d'expériences acquises sur les territoires économiquement plus évolués de l'Allemagne — son activité d'écrivain politique devient encore plus résolue et plus accentuée; il porte une attention de plus en plus vive aux réformes intérieures. Dans ses ouvrages plus récents il ne se contente plus de blâmer certains travers de l'absolutisme, mais il s'oppose résoluement au système de Metternich. Il critique, avant tout, l'oppression idéologique qui le touche directement, mais il ne manque point d'examiner par le détail le rôle oppresseur intérieur et extérieur du gouvernement autrichien, puis se met à représenter les conditions sociales et les forces oppositionnelles mûrissant dans la société tout en frôlant, encore que d'une manière bien vague, les problèmes surgis à la suite de l'évolution économique. Ayant dévoilé les injustices que recèlent les conditions sociales il ne se contente plus d'éxiger des droits de liberté en général et cela uniquement pour la bourgeoisie, mais il prend fait et cause pour l'amélioration de la situation des serfs et des différentes éléments prolétaires et semi-prolétaires. Il se lève pour l'émancipation des juifs. Bien qu'il reconnaisse au cas donné la formation nécessaire d'une situation révolutionnaire et devienne en 1846, sous l'effet de l'athmosphère révolutionnaire développée partout en Europe, conscient de ce que l'esprit d'opposition mûrissant dans l'opinion publique ne suffit point, en soi, à transformer le régime (le régime absolutistique d'Autriche ne se changera pas sous son effet) il ne cesse point de redouter les événements sanglants de la révolution. En conséquence il se perd dans des contradictions inextricables par lui et son caractère s'aigrit. En résultat de sa crise intérieure, en 1846 il commence, peut-être instinctivement, à renoncer à son activité de publiciste, bien qu'il fasse encore écho dans ses écrits politiques aux événements plus importants touchant l'Allemagne entière (par exemple la patente de février 1847 du roi de Prusse). Cependant en 1847, année des extrêmes antagonismes, ayant compris la futilité de son travail il est pris d'un tel abettement que dans la suite il s'adonne de son plein gré aux travaux littéraires, bien qu'il y choisisse l'itinéraire; forme littéraire la plus proche de la publicistique. Le remous révolutionnaire déclenché au début de 1848 agite une nouvelle fois Schuselka qui rédige une feuille volante — dernière tentative en vue d'éviter la révolution — dans laquelle il résume une fois de plus ses conceptions critiques touchant les conditions d'Autriche et son programme de réforme: la transformation bourgeoise du régime d'Autriche sans y appliquer les méthodes révolutionnaires. Relativement à certains problèmes — sans doute sous l'effet de ce courant révolutionnaire -— il développe plus concrètement sa prise de position antérieure, de plus, il la dépasse encore. Il exige, entre autres, l'affranchissement des serfs, l'élaboration de la constitution par la convocation de l'assemblée constitutionnelle représentative. Son programme — bien que dans son intention il ne soit pas révolutonnaire — vise concrètement la transformation de fond en comble du régime autrichien, transformation dont le réalisateur il le retrouve dans le peuple. Sous l'effet des résultats subits et du cours relativement sans incidents de la révolution Schuselka s'approche, lui aussi, de cette conception qui reconnaît la nécessité de l'application des méthodes révolutonnaires; les nouvelles qui arrivent de la révolution de mars de Vienne et de ses conquêtes l'incitent d'accepter la révolution qu'il n'a, d'ailleurs, jamais désirée et qu'il redoutait toujours. Le 10 mars 1848 il part pour Vienne pour se rallier, lui aussi, au camp de la révolution. M. S. LENGYEL