Századok – 1961
Tanulmányok - Pölöskei Ferenc: A függetlenségi párt kettészakadása és a koalíció felbomlása (1909) 614
644 PÖLÖSKEI FERENC: FÜGGETLENSÉGI PÁRT KETTÉSZAKADÁSA petite bourgeoisie et la bourgeoisie moyenne concentrées autour de la personne de Gyula Justh et de Lajos Holló, luttaient pour le retrait du plan du vote plural et se refusaient à coopérer avec les partis de la coalition adhérents du compromis de 1867, tandis que les grands propriétaires du parti d'indépendance se tenaient au maintien de la Banque commune Austro-Hongroise s'opposaient à l'élargissement du droit électoral et bien qu'ils considérassent, en été 1909, que la crise gouvernementale n'est à résoudre que par la conservation de l'unité du parti d'indépendance et avec sa direction, ils se prononcèrent en même temps pour le maintien de leurs rapports établis avec les Partis Constitutionnel et Populaire. La troisième tendance visant à résoudre la crise gouvernementale et à consolider le système dualiste sur le plan politique fut représentée par le Parti Constitutionnel et son dirigeant le comte Gyula Andrássy. Andrássy et ses partisans prétendaient former un gouvernement sous la direction du Parti Constitutionnel, gouvernement qui rassemblerait non seulement les Partis Constitutionnel, Populaire et l'aile droite du parti d'Indépendance, mais les libéraux aussi, qui, à eux seuls ne s'averèrent pas susceptibles à former le cabinet. C'était le plan nommé plan de coopération. La quatrième tendance que l'on rencontre lors des négotiations engagées en été 1909 en connexion avec la formation du cabinet, s'exprima dans l'organisation et dans la politique indépendante pratiquée par les anciens libéraux. A cette époque, période, où la crise gouvernementale s'est ouvertement déclarée, le rôle politique du Cercle National devint de plus en plus important. L'étude s'achève par l'examen de la seconde étape des négociations en été 1909 concernant la formation du cabinet et par l'analyse de la scission au sein du parti d'indépendance. Cette partie de l'article est consacrée à l'étude des raisons qui se trouvaient à l'origine de la scission survenue dans les rangs du parti, à la description de l'hésitation de Ferenc Kossuth et, en suite, de son ralliement ouvert à l'aile droite du parti d'indépendance. Après avoir exposé et interprété ces événements l'étude s'occupe de la composition et du caractère du bloc démocratique qui a affronté le bloc raffermi des classes dominantes et de l'activité de Gyula Justh déployée à cette époque. E. PÖLÖSKEI