Századok – 1960
Tanulmányok - Pintér István: Az 1956. évi ellenforradalom falun 835
AZ 1956. ÉVI ELLENFORRADALOM FALUN 877 faveur d'une riche documentation l'étude démontre par la suite que le mécontentement de la paysannerie ne se dirigeait pas contre le régime de démocratie populaire, ni contre l'édification du socialisme, mais hien contre les erreurs commises par la direction du parti d'alors. L'étude représente par le détail la fureur de la contre-révolution qui sévissait à la campagne. Ici, auprès des forces contre-révolutionnaires locales ce sont en premier lieu les éléments urbains et les hooligans qui dirigeaient les événements et les manifestations contre-révolutionnaires. Les membres des comités contre-révolutionnaires qui se constituaient sur le terrain de la „démocratie pure" et ceux des gardes nationales se recrutaient pour la plupart dans les rangs des créatures du régime de Horthy: koulaks, anciens officiers horthystes et administrateurs des villages ou chefs de district, anciens membres du parti de la „croix fléchée", anciens gendarmes, pour ne pas parler des criminels. Les représentants des partis politiques locaux d'auparavant s'y retrouvèrent, eux aussi, ainsi que les anciens propriétaires terriens qui, à certains endroits commençaient déjà à jouer un rôle. Sous l'effet des événements qui se déroulèrent à Budapest la «terreur blanche» se développa à la campagne aussi, terreur dirigée avant tout contre les communistes, les directeurs des coopératives de production, les travailleurs des conseils et les employés du Bureau de la Sûreté de l'État, mais qui ne ménageait, les simples paysans travailleurs fidèles au régime de démocraties populaire non plus. Les organes de la démocratie populaire: conseils, milice, furent dans quelques jours écrasés ou désarmés. Les locaux des organisations du parti furent détruits, leurs biens distribués, le parti déclaré dissout. Fin octobre et au début de novembre la principale attaque se portait contre les coopératives. Leurs dirigeants furent arrêtés et leurs biens, dont on vient de donner satisfaction au koulaks et les anciens propriétaires fonciers, furent confisqués. Le dommage matériel de ces coopératives surpassa un milliard do forint. A la suite de l'attaque dirigée contre les coopératives les 63% do celles-ci furent désorganisées. La contre-révolution de la campagne s'efforçait dès le début de rétablir les anciens rapports de propriété. Les koulaks et, à plus d'un endroit, même les anciens propriétaires fonciers réclamaient leurs propriétés d'abord jusqu'à 200 puis jusqu'à 600 arpents cadastraux (114 et 285 hectares). De nouveaux, comités, avec on tête des koulaks, se constituaient pour exécuter une «nouvelle réforme agraire». Tout ceci fut couronné par le discours du prince (archevêque) primat d'Esztergom, Mindszenty, discours diffusé par la Radio le 3 novembre et lequel faisant appel «à la foi et la morale ancestrales» revendiqua tous les biens de l'Eglise catholique. Le gros de la paysannerie travailleuse no participait point aux actions contrerévolutionnaires. Bien au contraire, partout, où les possibilités se présentèrent, en premier lieu dans les coopératives, ello résistait activement, les armes à la main, aux attaques de la contre-révolution. C'est surtout le discours de Mindszenty qui y fit l'effet d'une douche froide. La devise «noug ne rendons pas la terre» se faisait entendre de plus en plus souvent. La constitution du Gouvernement Révolutionnaire des Ouvriers et des Paysans et le secours armé de l'Union Soviétique mirent obstacle au déclenchement d'une guerre civile et ayant vaincu les forces sournoises de la contre-révolution frayèrent la voie à l'édification du socialisme en Hongrie. Bien ne saurait mieux attester la fidélité de la paysannerie à la démocratie populaire que les années écoulées depuis, quand le gros de la paysannerie choisit la voie du socialisme. Plus de 74% de l'agriculture appartiennent aujourd'hui au secteur socialiste. ISTVÁN PINTÉR