Századok – 1959

ÉVES TARTALOMJEGYZÉK - Résumé 199

RÉSUMÉ 203 et la menaçaient de désagrégation. La diplomatie de la Monarchie Austro-Hongroise s'efforçait jusqu'au dernier moment d'utiliser les ambiguïtés qui se révélaient dans la politique extérieure des grandes puissances de l'Entente, sans pourtant avoir abouti à un résultat . La Monarchie Austro-Hongroise fut désagrégée par la force des mouvements d'indépendance nationale, ce qui mit devant un fait accompli les grandes puissances dirigeantes de la coalition victorieuse des impérialistes. A. SIKLÓS: CONTRIBUTIONS RELATIVES A L'HISTORIOGRAPHIE DE LA RÉPUBLIQUE DES CONSEILS HONGROISE Après la chute de la République des Conseils Hongroise la contre-révolution tenta non seulement l'oppression du mouvement ouvrier, mais elle déclencha aussi une offensive dans le domaine de l'idéologie. Au début des années vingt tout un flot calom­niateur de pamphlets et de brochures a inondé le pays concernant les événements et l'histoire de la République des Conseils Hongroise. Mais l'historiographie officielle réclama des ouvrages d'un niveau plus élevé, ouvrages qui, munis d'un cuirassement «scientifique» se précipiteraient sur le souvenir de la République des Conseils Hongroise. En ce qui concerne l'histoire de la République des Conseifs Hongroise, l'historio­graphie traditionnelle, posjtiviste, ne nous légua que peu de monographies importantes à cet égard. En automne ae 1919 se formait une Commission pur la Collection des Docu­ments relatifs à la République des Conseils Hongroise, Commission dont l'activité, après un élan initial, s'arrêta court. En 1921 on a publié un recueil intitulé «Le bolchévisme en Hongrie» rédigé par Gustave Gratz, recueil qui mit à jour certains problèmes de détail de l'histoire de la dictature du prolétariat. Mais les ouvrages positivistes ne prirent pas de racines, car ce n'est pas de l'examen des faits détaillés dé la dictature du prolétariat dont la contre-révolution avait besoin. La contre-révolution considérait beaucoup plus important d'élucider la question de la responsabilité, de prouver que la responsabilité pour la dictature du prolétariat incombait à ceux qui ofit contrecarré la politique intérieure et extérieure conservatrice des classes dominantes. C'était Jules Szekfű qui se chargea de résoudre ce problème et dans son ouvrage «Trois générations» imposa la responsabilité pour la dictature aux tendances libérales et démocratiques. L'historiographie de la contre-révolution qui, dans la suite, accepta la conception de Szekfű, condamna, à son tours, les tendances libérales et démocratiques, attribua la défaite de guerre aux partis d'opposition et représenta la dictature du prolétariat comme le point le plus bas de l'histoire hongroise qui ne nécessite point de recherches détaillées. Cette conception qui, à la surface attaquait avec plus de force les adhérants de la révolution bourgeoise que la République des Conseils Hongroise, fit naître, même au sein des tendances bourgeoises de vives répliques de la part des idéologues de la révolution bourgeoise appuyés aussi par les sociaux-démocrates. Les octobristes, eux aussi, bien qu'ils aient reconnu la nécessité et l'inéluctabilité de la révolution bourgeoise, par suite \ des bornes idéologiques bourgeoises n'étaient pas à même de comprendre le caractère et les particularités de la révolution, le rôle dirigeant du prolétariat et ils ont condamné la dictature. Il va sans dire que la Libération balaya les conceptions contre-révolutionnaires. Après 1945 les historiens bourgeois, eux aussi, ont reconnu la nécessité de la révolution bourgeoise, toutefois sans devenir partisans de la dictature du prolétariat . Ce ne sont que quelques-uns — comme par ex. Jules Szekfű — qui ont été capables de rompre, une fois pour toutes, avec leur conception et de déclarer que pour la Hongrie la révolution prolé­tarienne était l'unique voie de l'élévation. La Libération du pays a, en même temps, ouvert le chemin vers la science historique marxiste, illégale jusqu'ici. Dans les années de la contre-révolution l'historiographie marxiste a désigné la place historique de la République des Conseils Hongrois, mit à jour son importance, et souligna les erreurs faites par le Parti. A partir de l'année du tournant — en dépit de certains erreurs — la science historique marxiste obtint d'importants résultats relatifs à la mise au point de .'histoire de la République des Conseils Hongroise.

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