Századok – 1959

ÉVES TARTALOMJEGYZÉK - Résumé 199

204 RÉSUMÉ K. PAMLÉXYI: LA POLITIQUE CULTURELLE DE LA RÉPUBLIQUE DES CONSEILS HONGROISE C'était la proclamation de la République des Conseils Hongroise qui en 1919 permit le développement d'une politique culturelle qui visait à liquider le monopole culturel des classes dominantes. Pendant les courts 133 jours tourmentés de l'existence de la dictature du prolétariat nous étions en état de voir une telle série de mesures prises sur le terrain de la politique culturelle qui auraient été dignes même au travail résolu de plusieurs générations. Dans le domaine de l'instruction publique, c'est la séparation de l'Église et de l'État, la nationalisation des écoles ecclésiastiques qui permirent à réaliser l'enseignement populaire unifié et obligatoire de huit classes à fréquenter par des élèves âgés de 6 à 14 ans. De notables efforts ont été faits pour la liquidation de l'analphabétisme et pour le développement des écoles maternelles. Après la réforme de l'Université on fonda l'Université Ouvrier Marx —Engels. On a amélioré la condition de vie des pédagogues et on a créé de nouvelles écoles supérieures, de nouveaux musées et d'instituts de recher­ches Historiques. Dans la période de début de la dictature on a déjà nationalisé les théâtres, Tes cinématographes et les maisons d'édition. On a eu soin de l'appui institutionnel et régulier des travailleurs de la culture. La politique culturelle de la République des Conseils Hongroise dans ses objectifs, ses plans, ainsi que dans ses faits réalisés, fit preuve d'un profond humanisme socialiste dirigé par l'idéologie marxiste à la fois nationale et profondément internationale, politique qui s'efforçait de rendre en Hongrie la question de la culture une affaire publique et de transformer les rapports de toute la société à cette culture. A l'époque de la contre-révolution, c'est-à-dire, pendant 25 années, on n'a fait que calomnier et insulter les efforts culturels progressistes de la République des Conseils Hongroise. Mais cela était peine perdue, car — bien que le pouvoir politique de la Républi­que des Conseils Hongroise ait subi, en août de 1919, un échec — son idéologie ne pouvait être vaincue par les armes non plus. Pendant cet espace de temps qui était accordé à la République des Conseils Hon­groise pour résoudre ses grandes tâches nationales, il lui était impossible de terminer la grande oeuvre qui lui incombait dans le domaine de la révolution culturelle. Ce n'est que dans notre époque que l'héritage de la République des Conseils Hongroise fait valoir son effet ; les plans les plus audacieux d'alors se réalisent maintenant au bénéfice de notre peuple entier. C'est ce qui prouve, mieux que tout,' la réalité des efforts et la grandeur historique des faits culturels de 1919. G. BÁNKI: DOCUMENTS RELATIFS À LA POLITIQUE EXTÉRIEURE HONGROISE À L'ÉPOQUE DE L'AGGRESSION CONTRE LA TCHÉCOSLOVAQUIE Après l'avènement au pouvoir du fascisme allemand l'objectif de la classe domi­nante hongroise, la réalisation de la révision, vient d'obtenir une prépondérance plus large. En ce qui concerne les tendances révisionnistes hongroise contre la Tchécoslovaquie, Hitler les a organiquement intégrées dans ses projets appelés à liquider ce pays. La coopération hungaro—allemande contre la Tchécoslovaquie devint plus intense à partir de la visite de Darányi ayant eu lieu en automne de 1937. Dans la première moitié de l'année 1938 la diplomatie hongroise fit des efforts pour mettre en pratique la coopération hungaro—allemande, et à assurer la neutralité de la Yougoslavie au cas d'une attaque de la part de la Hongrie contre la Tchécoslovaquie. C'est en été de 1938 que Hitler voulait transformer la coopération en une alliance ouverte, mais le gouvernement hongrois pour des raisons suivantes n'y consentit pas encore : d'une part il ne parvint pas à garantir la neutralité de la Yougoslavie, et d'autre part il craignit qu'une attaque contre la Tchéco­slovaquie n'attirât l'intervention des puissances occidentales. Mais la réserve de la politi­que hongroise prit fin au mois de septembre. Après les entretiens de Chamberlain en Allemagne, et après l'accord de Munich l'attitude du gouvernement hongrois devint de plus en plus menaçante. C'est par des menaces diplomatiques, et par l'activité subversive des «corps francs» qu'il s'efforçait d'obtenir la solution de la révision. Les entretiens directs n'aboutirent à aucun résultat ; étant donné que les puissances occidentales abdi­quèrent à leur droit d'arbitrage, l'affaire fut soumise à l'arbitrage germano—italien. L'arbitrage des puissances de l'Axe (dit le premier arbitrage de Vienne) annexa la zone méridionale de la Slovaquie à la Hongrie.

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