Századok – 1959

ÉVES TARTALOMJEGYZÉK - Résumé 199

202 RÉSUMÉ L. ZSIGMOND : LA DÉSAGRÉGATION DE LA MONARCHIE AUSTRO-HONGROISE ET LA DIPLOMATIE DE L'ENTENTE La désagrégation de la Monarchie Austro-Hongroise ne figura point parmi le, objectifs militaires des grandes puissances de l'Entente. Si l'Angleterre et la Frances dans leur, réponse donnée à Wilson en janvier 1917, ont promis — dans une conception, d'ailleurs, trop générale et offrant d'interprétations vagues — la libération des peuples végétant sous l'oppression nationale de la Monarchie, ce n'était que pour des raisons tactiques. La liquidation de la Monarchie Austro-Hongroise, après la victoire de la Révo­lution de février de Russie, fut rejetée de nouveau au troisième plan et de la part des Français et des Anglais on a — d'une manière toute bizzare — commencé à découvrir l'importance de la Monarchie Austro-Hongroise justement à l'époque, où après la dispari­tion de la Russie tsariste sa raison d'être ne fut nullement motivée. En ce qui concerne l'attitude des grandes, puissances de l'Entente, bien instructifs sont les entretiens engagés d'une part entre la France et la Monarchie Austro-Hongroise et d'autre part entre la Grande Bretagne et les Etats-Unis de l'Amérique du Nord. Si la prise de position du Gouvernement Provisoire était divergente à celle de ses alliés, cela s'explique, en premier lieu, par des raisons de politique intérieure. Après la victoire de la révolution de février le Gouverne­ment Provisoire exerçant le pouvoir fut le représentant de ces groupes des classes dominan­tes qui aspiraient à continuer la guerre d'une manière encore plus nette et plus con­sciente qu'auparavant. C'est dans ce but qu'aurait fallu produire des objectifs militaires — entre autres la libération des peuples slaves opprimés de la Monarchie — objectifs qui se révélaient aptes à égarer et à tromper l'opinion publique. La question nationali­taire avait une importance capitale au point de vue du sort et du développement ultérieur de la révolution de Russie. C'était le mérite du parti bolchévik et en premier lieu de la personne de Lénine d'avoir appliqué d'une manière juste et contstructive la prise de posi­tion des mouvements ouvrfcrs portant sur la question nationalitaire. Si en 1917 la révolu­tion du prolétariat remporta la victoire, cela était dû non en dernier lieu au fait qu'on a reconnu le rapport étroit et inséparable qui existait entre les mouvements nationaux des peuples opprimés et la libération du prolétariat. A la suite de la victoire de la révolution, lorsque le prolétariat russe fit valoir même dans la pratique son point de vue de principe formé par rapport à la question nationale, le pays du socialisme victorieux devint aussi le modèle des peuples opprimés de la Monarchie Austro-Hongroise. La Grande Révolution Socialiste d'Octobre prêtait des ailes aux mouvements nationaux de l'empire des Habsbourg. Mais fatalement — et sous ce rapport, en dehors des classes ouvrières des peuples opprimés et de leur mouvements socialistes, une responsabilité toute particulière revient aux prolétariats et aux mouvements ouvriers des nations dominantes — les mouvements nationaux des peuples opprimés furent dirigés par des groupes formés d'éléments bourgeois, petits-bourgeois et de sociaux-démocrates de droite. Ceux-ci témoignaient une attitude incompréhensive, voire hostile envers les événements de la révolution russe, et cela particulièrement à partir de l'époque, où ces événements s'engagèrent dans la direction de la révolution socialiste. Ils prétendaient motiver la désagrégation de la Monarchie et la raison d'être des nouveaux pays à créer sous leur direction en disant qu'ils seraient à même de fournir une garantie plus efficace contre le danger de la révolution que ne le pourrait la Monarchie Austro-Hongroise surannée et croulante. Dans la mesure que mûris­sait la révolution socialiste en Russie, c'est en telle mesure que la course prit un élan accru entre la Monarchie et les groupes nationaux, pour mériter la mission de geôlier de l'Europe orientale et sud-orientale. Denombreuses personnalités politiques — sur mandat officiel ou officieux — sont parties pour les pays neutres, afin d'y établir des relations avec les représentants ou avec les agents des grandes puissances ennemies. Au cours de l'été de 1918 ce processus, eu égard particulier à la victoire de la Grande Révolution Socialiste d'Octobre, accusa un rythme plus accéléré, et dans la deuxième moitié de l'année il attint son étape décisive. Au printemps et en été de 1918 les mouvements d'indépendance nationale, à la suite de l'essor révolutionnaire général, dont la force principale fat la classe ouvrière, ont, déplus en plus vigoureusement, tendu les barrières leur prescrites par les grandes puissances de l'Entente. Pour marcher au pas avec les événements, Clémenceau, Lloyd George et Wilson furent contraints de renoncer à leur conception antérieure, afin de pouvoir influencer dans la suite les mouvements qui tendaient du dedans la Monarchie

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