Századok – 1958

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1958. január 1.–1958. június 30.) 923

954 RÉSUMÉ par les seigneurs terriens, mais aussi, dans certains cas, à des fléaux de la nature et elle n'est souvent qu'apparente, en tant qu'elle n'entraîne aucune diminution de l'étendue effective des terres paysannes. C'est en général dans les villages où vivaient les nobles possédant les plus grandes étendues de terres que nous rencontrons le moins d'enlèvements de terres et le plus grand nombre des cas d'accroissements de tenures, tandis que dans les villages habités par des nobles possédant les plus petites étendues .de terres, les enlève­ments de terre sont les plus fréquents, et les accroissements de tenures, les moins impor­tants. D'ailleurs, les seigneurs ne rattachaient qu'une partie des terres enlevées aux serfs à leurs propres métairies ; ils en restituaient la plus grande partie aux paysans à titre de domaines hors-tenure, moyennant des prestations féodales plus lourdes que les prestations légales des serfs. Ce fait, et celui que le nombre des propriétés redistribuées aux serfs dépasse celui des propriétés qui leur avaient été enlevées montre que, si dans la région qui fait l'objet do l'enquête, la tendance de l'accumulation primitive des capitaux se faisait déjà valoir, celle qui consistait à développer en tant que tels, les domaines seigneuriaux de type ancien, fondés sur la corvée, était encore beaucoup plus forte, ce qui réfute les concep­tions exagérées do Sigismond Paul Pach dans la question de l'accumulation primitive des capitaux en Hongrie. II ressort des données relatives au nombre et à la situation des économies paysannes que le nombre des serfs s'accroissait bien plus rapidement que les terres mises à leur disposition ; donc les propriétés paysannes se morcelèrent rapidement et la paysannerie s'appauvrit de plus en plus. Serfs et paysans sans tenure (inquilini) se chargeaient do plus en plus de métairies contre des prestations féodales bien plus lourdes que les prestations habituelles des serfs, mais cette solution ne pouvait que faiblement compenser la diminu­tion de leurs tenures. Cependant la différenciation des diverses couches de la paysannerie n'était pas aussi rapide que le processus d'appauvrissement de l'ensemble de la paysan­nerie ; dans la période examinée, comme il ressort des données que nous publions ici, ce fut le nombre des plus petites économies paysannes qui augmenta le plus, le nombre des plus grandes éoonomies diminua, tandis que celui· des économies moyennes d'un demi ou de trois quarts de tenure s'accrut également. Ainsi, la loi du développement capitaliste, suivant laquelle les couches extrêmes se développent sans cesse aux dépens des couches moyennes, ne s'applique même pas à cette période du régime féodal qui précède immédiate­ment l'abolition du servage. Ceci est d'ailleurs naturel, car si, à cette époque-là, il se trouve de nombreux éléments, parmi les couches inférieures de la paysannerie, qui cher­chent à vendre leur forces actives comme une marchandise, tandis que dans les couches supérieures de la paysannerie, le nombre de ceux qui achètent cette marchandise s'accroît sang cesse, la situation des paysans, même des plus aisés est déterminé avant tout par les restrictions féodales ; ce sont eux qui sont les plus touchés par l'exploitation féodale la plus cruelle qui ne leur laisse que de faibles possibilités d'accroître leurs économies. Cependant, d'une façon limitée, et selon le mode décrit plus haut, même les plus pauvres pouvaient se rendre acquéreurs de nouvelles terres. Tout cela ralentit — mais sans l'arrêter — la différenciation de la paysannerie. LADISLAS KATUS: LA POLITIQUE CROATE DU GOUVERNEMENT TISZA ET LES MOUVEMENTS POPULAIRES DE CROATIE EN 1883. I. Cette étude traite do l'arrière-plan économique, social et politique de «l'affaire des armoiries» de Croatie (1883), du caractère des mouvements populaires qui s'étaient déclenchés à cette occasion et de la politique du gouvernement hongrois à l'égard de la Croatie. Elle s'appuie surtout sur les matériaux des archives et de la presse hongroises de l'époque. C'est en 1883 que se termina la première phase de 15 ans durégime du «compromis» en Croatie. Dans l'arrière-plan des événements relatifs à »l'affaire des armoiries» se profilait la crise générale de la Croatie et du régime du compromis. Aussi, l'étude s'efforce-t-elle d'examiner les mouvements de 1883, en les replaçant dans le cadre de l'évolution écono­mique, sociale et politique de la Croatie, depuis 1868. Après 1849, en Taison des difficultés et des obstacles particuliers du passage de la féodalité au capitalisme, une crise de structure transitoire se déclara en Croatie ; elle devait durer plusieurs dizaines d'années. Dans les pays à caractère essentiellement agricole, cette crise transitoire frappait surtout la paysannerie. En Croatie, les problèmes

Next

/
Oldalképek
Tartalom