Századok – 1958

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1958. január 1.–1958. június 30.) 923

RÉSUMÉ 955 de l'évolution capitaliste de l'agriculture se manifestaient surtout par la désagrégation des «zadrouga», et, dans les difficultés du passage de l'économie commune à l'économie indi­viduelle et aux rapports de propriété bourgeois, auxquelles s'ajoutaient les problèmes relatifs à la suppression du régime frontalier. Parmi les causes principales de l'aggravation et du prolongement de la crise transi­toire figurent le système du «compromis» et la double dépendance politique et économique de la Croatie à l'égard de l'Autriche et de la Hongrie. En Croatie, le capitalisme n'avait pu prendre un essor comparable à celui qu'il connut en Hongrie, les obstacles qui s'y opposaient (manque d'imité territoriale, de voies ferrées, difficultés de crédit et d'accumulation de capitaux) n'ayant commencé à disparaître graduellement qu'à partir de 1885. Ce fait constituait la base économique et sociale du succès du mouvement natio­nal petit-bourgeois et nationaliste croate, lequel, conduit par le Parti du Droit, réussit, entre 1878etl883à tourner le mécontentement social de la paysannerie et des ouvriers des villes contre le gouvernement hongrois et à utiliser ce mécontentement dans sa lutte pour les objectifs nationalistes bourgeois. L'étude, par la suite, traite de l'essor du mouvement national croate après 1878 et de l'agitation de masse sans cesse croissante du Parti du Droit. Elle expose les importants changements de politique intérieure survenus vers 1880 qui devaient influencer les événe­ments de 1883 : incorporation de la région frontalière, désagrégation du parti national, aggravation passagère des divergences d'opinion entre les nationalistes bourgeois serbes et croates, apparition du «parti indépendant» serbe (chapitres II et ΙΠ). Entre 1868 et 1918, les gouvernements hongrois traitaient la question croate, comme un problème de droit public définitivement résolu par le compromis de 1868, lequel, s'il reconnaissait l'autonomie territoriale de la Croatie (une autonomie d'origine féodale), ne satisfaisait nullement aux exigences nationales des Croates. Ces mêmes gouvernements hongrois feignaient d'ignorer les bases-économico-sociales et les tendances du développe­ment national croate. Tout en aggravant l'oppression des nationalités en Hongrie, le gouvernement Tisza (1875—1890), en interprêtant à sa guise les dispositions contenues dans la loi sur le compromis (Loi XXX de 1868) ou en refusant d'en tenir compte avait tenté de restreindre l'autonomie croate et de faire triompher en Croatie l'objectif irréel de «l'État national hongrois». Ce gouvernement essaya do resserrer son contrôle sur la vie politique et économique croate en exerçant son influence sur l'administration commune et notamment sur les organes financiers. S'appuyant sur les documents du Ministère des Finances, l'étude présente les efforts de magyarisation entrepris par le ministre des Finances Jules Szapáry et son représentant en Croatie, Antoine Dávid, directeur des Finances à Zagreb, ainsi que leur action tendant «à mieux faire valoir les exigences de l'idée de l'État hongrois (institution de cours de hongrois, réorganisation de la Direction des Finances, contrôle des autorités administratives autonomes, perception plus rigoureuse des impôts, etc.), qui, entre 1879 et 1883, suscitèrent une réaction de plus en plus violente de la part de l'opinion publique croate, et, plus tard, des milieux politiques gouvernemen­taux (chapitres IV et V). FRANCOIS MUCSI : L'INFLUENCE DE LA RÉVOLUTION RUSSE DE FÉVRIER 1917 EN HONGRIE La victoire de la seconde révolution russe et la chute du tsarisme éveilla dans le monde entier l'espoir de voir la guerre — qui se poursuivait alors depuis trois ans — se terminer prochainement. Elle renforça dans les milieux dirigeants, responsables du déclenchement de la guerre, les tendances en vue de conclure une paix impérialiste, contribua à l'accroissement des différents mouvements pacifistes et en opposition contre la guerre, éveilla et organisa l'activité des masses populaires mécontentes de la guerre et canalisa leurs énergies dans la lutte contre la guerre, les privations et la misère, pour le renversement des gouvernements belliqueux, pour la reconquête et l'extension des libertés démocratiques. Déclenchés au printemps de 1917, les mouvements de masse dans la Monarchie Austro-Hongroise enfoncent littéralement les barrières et les restrictions imposées par la guerre. La pression croissante des forces démocratiques dirigées contre la guerre oblige la réaction à tergiverser et à opérer une retraite provisoire. Elle se voit notamment obligée à accorder différentes concessions en faveur des mouvements de libération nationale des peuples de la Monarchie, mouvements qui menaçaient de faire éclater l'ensemble du

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