Századok – 1958
Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1958. január 1.–1958. június 30.) 923
RÉSUMÉ 853 constituait les 25 à 30% de la population totale. La viticulture demandant une maind'oeuvre encore plus abondante, l'emploi do travailleurs journaliers y était encore plus signifiant. C'est à propos de la monoculture viticole de Bihar-Püspöki qu'il convient de parler du système des «propriétés étrangères» (extraneus). Sur les 2 160 vignes de la region à peu près 2000 étaient «extranei», autrement dit 77% des propriétés vinicoles appartenaient à des paysans «étrangers» originaires d'autres villages du comitat. Ces paysans possédaient la moitié (50,6%) de l'étendue viticole, tandis que les 2 000 vignes «extrancae» de la région se partageaient entre les paysans do 50 bourgs différents. Certaines parcelles «extrancae» étaient situées à 60, et parfois même à 80 kilomètres de distance du domicile du serf. Le système des propriétés «extrancae» constituait souvent l'une des voies de l'accumulation des biens des paysans riches. Le rassemblement prononcé des paysans riches et l'importante accumulation de leurs biens dans la région, indiquent que nous devons chercher, tout au moins en partie, les germes du capitalisme dans l'agriculture du X Vie siècle, dans l'activité de la paysannerie riche, pratiquant la production marchande. GEORGES SPIRA: LA STRATIFICATION SOCIALE DE LA PAYSANNERIE DU COMITAT DE PEST AVANT 1848 Cette étude expose les données figurant dans les recensements des serts effectués en 1770 et en 1828. L'auteur en comparant ces données en tire des conclusions concernant la situation des serfs dans le comitat le plus peuplé de la Hongrie, le comitat de Pest-Pilis-Solt (176 villages) s'étendant dans la region comprise entre le Danube et la Tisza. Les données comparables ne concernent que le nombre et la répartition des serfs et des immeubles; l'auteur les groupe dans un tableau selon les communes et les seigneurs terriens. Pour chaque commune, le tableau indique les dimensions des principales parties de la tenure entière. Ces dimensions varient de 24 à 30 holds pour les champs (soit 1100 à 1300 toises carrées), de 8 à 12 «kaszáló» pour les prés (1 kaszáló = 800— 1200 toises carrées). Le tableau indique aussi la superficie totale des champs et des prés seigneuriaux qui se trouvent entre les bornes de la commune en question. Selon le relevé au bout du tableau la répartition des économies de serfs, à l'époque qui fait l'objet de l'enquête, était la suivante : Nombre des propriétés chiffres % chiffres % Change-Dimension des économies paysannes absolus absolue ment entre en 1770 en 1828 1770 et 1828 nviron 11/2—1 tenures 312 1,3% 82 0,2% —74% environ 1 tenure 2410 10,0% 1284 2,7% — 47% environ 3/4 tenure 855 3,6% 911 1,9% + 7% environ 1/2 tenure 4775 19,9% 7096 14,8% + 49% environ 1/4 tenure 4032 16,8% 7075 14,8% -j- 75% environ 1/8 tenure 1537 6,4% 1357 2,8% — 13% serfs possédant une maison 8660 36,1% 24343 50,7% +181% serfs ne possédant pas de maison ... 1404 5,9% 5827 12,1% -j-315% Total 23985100,0% 47955 100,0% +100% De 1770 à 1828 le nombre total des tenures paysannes passa de 7328 à 7682, ce qui représente une augmentation de 4,8%. En même temps, l'étendue des changes et des prés appartenant aux tenures paysannes augmenta de 6,9% environ. L'auteur publie en outre des données relatives aux autres propriétés des serfs hors tenures, notamment aux vignes que les serfs possédaient en métairie. Il en ressort, que, durant la même période, l'étendue des vignes des serfs s'accrut de 12,9% environ. Des données relatives aux tenures paysannes il ressort en outre que dans la période comprise entre 1770 et 1828, leur nombre resta invariable ou presqu' invariable dans 77 communes sur les 176 sur lesquelles porte le recensement (soit dans 43,7% des communes). Dans 42 communes (soit dans 23,9% des commîmes), leur nombre diminua notablement, tandis que dans 57 communes (soit dans 32,4%), il augmenta considérablement. (De ces 57 dernières commîmes, 7 s'étaient constituées dans l'intervalle des deux dates sur lesquelles porte le recensement.) La diminution du nombre des tenures que l'on constate dans plusieurs communes est due en grande partie aux «enlèvements» de terres, effectués