Századok – 1958

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1958. január 1.–1958. június 30.) 923

RÉSUMÉ ι GKOBGBS GYÖRFFY: DU CLAN* HONGROIS AU COMITAT, DE LA TRIBL AU PAYS. II. Le règne du prince héritier den Turc,v aux Hongrois L'institution de Ja principauté hongroise tire ses origines do l'origanisme de l'Etat des Turcs, dont l'essentiel réside dans la double royauté (en dehors du roi principal «sacré» existait un vice-roi qui exerçait effectivement le pouvoir), ainsi que clans la suc­cession au trône d'après le système du «sénoriat». Le prince héritier régnait sur un pays ou sur un peuple conquis et chaque fois qu'il se rendait indépendant, une nouvelle orga­nisme de l'État naissait. C'est ainsi que naquit, se détachant de l'empire turc, l'Empire turc occidental, d'où sortit à son tour l'empire des Kazars, et, de ce dernier, l'État des hongrois nomades. Le roi principal hongrois (kündü) était vraisemblablement le descen­dant de la dynastie tureo-khazar, tandis que la famille du prince régnant en effet (gyula) Árpád, descendait du clan toyrul des Turcs. Avant la conquête du pays pár les Hongrois, Árpád était le chef de l'armée et des peuples militaires auxiliaires. La conquête de la patrie s'effectua en deux étapes. En 896, alors qu'Árpád avec ses armées séjournait déjà en Hongrie, le peuple des sept tribus attaqué par des Pétchénègues et des Bulgares, se vit contraint de gagner à son tour la Hongrie, en passant par la Transsylvanie. Après la conquête du pays, la dynastie d'Árpád devint la seule dynastie régnante et le prince héritier le chef des peuples militaires auxiliaires (kabars). Le fils D'Árpád, Zulta, devint «dux» de Bihar; c'est sur les territoires relevant de sa souveraineté qu'habitaient, les Kazars et les Sicules. C'est ce duché-là que continua celui du XI1' siècle. A l'époque d'Étienne Ie r , la gardo se composait, 011 dehors des Allemands, surtout d'éléments «rus», c'est ce qui explique le titre de «dux Ruizorum» que portait le prince Émeric. En vertu d'une analogie byzantine, on peut ranger dans la garde de corps «'Ρώςιι les élé­ments populaires varang et kiilpin — dont les traces nous sont restées dans certains noms de lieux, — etl'escorte des fils d'Edmund Ironside, demeurant en Hongrie. La «droujina» russo-varègue du roi de Hongrie doit être originaire de Kiev et on peut, supposer qu'au XI« siècle ceux do Hongrie sont partis pour Byzance. C'est Étienne Ie r qui disloqua définitivement l'organisation territoriale des clans des peuples militaires auxiliaires. 11 dispersa les Mahometans sur les frontières et fixa les Sicules en blocs massifs dans les régions front ières. Dans les comitats du duché, les grandes propriétés furent attribuées aux commandants de la garde. La défense ethnique des frontières fut remplacée par l'institution des marches (marchia), où sous le commandement /les «marchio» servaient des sentinelles (speculatores) et des archers (sagittnrii). De lu tribu au pays Aux XIe et XIIe siècles, le prince héritier hongrois, le «dux» portait le titre «ûr» (le terme hongrois signifiant actuellement en français : seigneur). Au Xe siècle, le prince héritier étaitlechef, αρχοιν, des tribus k a bars, mais 011 sait d'après des survivances que les sept autres chefs de tribus («άρχων»), étaient, eux aussi, appelés «ûr». En slavey le chef de tribu hongrois s'appelait : voyevoda (Konstantinos : βοέβοόος). Ce titre passa dans la langue hongroise, où il désignait un fonctionnaire principal du roi, qui succéda au chef de tribu hongrois s'établi en Trasylvanie (1111 : prineeps ultrasilvanus). Le mot hongrois „ország" (pays) (1200: uruzag) vient du mot «ûr» (chef de tribu) et signifiait dans l'origine «tribu». Plusieurs régions de la Hongrie portent jusque à nos jours le nom d'«orszàg» (par exemple: Biharország) et les Gesta Hungarorum du Notaire Anonyme nous parlent de nombreux «ducatus», c'est-à-dire d'«ország». D'après cette source, les Hongrois qui occupèrent le territoire trouvèrent ces «ország» en Hongrie, mais on peut * Dans le numéro précédent le mot nemzetség était interprété faussement par "famille", il faut le tra­duire par Γ expression "elan" G. Gy.

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