Századok – 1958

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1958. január 1.–1958. június 30.) 923

RÉSUMÉ 951 démontrer que chacun de ces «ducatus» était originaire d'une tribu hongroise du X<- siècle. Le Notaire Anonyme faisait dériver le «ducatus» de Gelou en Transylvanie, du pays du chef de tribu «Geula» — Jula ; le «ducatus» de Glad, à la région de Maros du pays du chef de tribu Ohtum ; celui de Salan, le long de la Tisza du pays de Golan ; celui de Menu­morout à Bihar et de Zubur à Nyitra, des duchés du prince héritier à population kabar: quant aux chefs Gelou, Glad, Salan, Menumorout et Zubur sont les créatures de l'ima­gination du Notaire Anonyme et les noms de peuples cités par lui ne sont que la projection en arrière de noms de peuples connus en 1200. Nous ne retrouvons pas les traces de toutes les tribus, les liens entre les tribus s'étant relâchés avec la conquête de la patrie. Mais les territoires occupés parles dix tribus ne peuvent pas être identifiés avec les dix évêchés. Ceux-ci furent institués par Ëtienne 1er là, où habita quelque membre de sa famille. La féodalité d'Étienne 1e r avait un caractère familial ; les hautes dignités étaient attribuées aux membres de sa famille. Le mot hongrois «iir» (1200 : uru) peut être ramené au mot bulgare wujrïy qui, de son côté, vient du mot turc «bujruq». Les «bujruq» étaient des vassaux du kagan qui entouraient le souverain ou étaient les commandants d'une région ou d'une tribu. Les chefs de tribu hongroises étaient, à l'origine, des vassaux turcs ; la division à sept des tribus hongroises indique une organisation turque ; ce n'est donc pas un hasard si les Byzantins appellent les Hongrois des Turcs. Le trésor de Ν agy szentmiklós Récemment Géza Feliér et Jules László attribuent le trésor de Nagyszentmiklós aux Hongrois. Dans cette question, les caractères runiques turcs qui figurent sur les récipients, sont d'une importance décisive, (d'après Jules Németh, les lettres de cette écriture se rapprocheraient le plus des caractères runiques hongrois d'origine turque), de même d'ailleurs le fait que ces objets furent retrouvés «au pays des Turcs». Dans l'inscrip­tion grecque ΒΟΥΗ A A ΖΟΑΠΑΝ oiilitle nom de Boyla zupan et le nom de Boyla fut con­servé dans le nom du village Baila, dans la région du Bas-Danube. «Zupan» est le nom d'origine slave du chef de clan hongrois. Les images des récipients 2. et 7. permettent également de supposer que le trésor était issu do la société hongroise. 1. Le costume du chevalier qui conduit le prisonnier (casque, cuirasse, étendard) indiquent des relations turques et normanniques. On rencontre des cas jusqu'au XIHe siècle, où les Hongrois tranchaient la tête à l'ennemi. 2. La scène de l'oiseau «griffon» abattant le cerf se rattache à la légende de la poursuite du cerf qui se perpétuait depuis les Scythes et les Huns d'Asie jus­qu'aux Hongrois. L'oiseau griffon apparaît dans le rôle du «passer» ailé, qui est l'animal conducteur chez les Vogouls, les Ostiaks et les Bachkirs (baSqïrt < pai/er), peuplades apparentées aux Hongrois. La légende de la poursuite du cerf n'est pas d'origine totem­istique, mais appartient aux mythes de chef. 3. L'image de l'aigle tenant une figure féminine représente une scène do totem. L'aigle est le père du clan et des branches poussent de la main de la mère ancestrale fécondée. Les deux arbres qui servent de cadre ainsi que la nutrition de l'aigle sont également des traits totemistiques. 4. Le lion ailé A la tête humaine est l'emblème de l'ancêtre du chef de tribu; les survivances en sont le blason à lions des familles des chefs do tribu hongroises et le blason è. 7 lions du prince régnant qui représentent les sept tribus. L© symbole du chef d'armée turque est le lion et la représentation du buraq persan peut être ramenée au bujruq turc: La figure céleste montée sur le dos du buraq est la représentation do l'ancêtre «kagan» considéré comme dieu (lUemi — en hongrois : Isten — Dieu). Le prince monté sur le lion ailé et l'homme qui lutte contre son propre cheval, figures que nous voyons sur la cruche No 7 semblent se rattacher à la destinée de la double royauté hongroise (V. Györffy : Kurzan und Kurzans Burg. Angaben zur Frage des Doppelkönigtums und zur Geschichte von Óbuda zur Zeit der Landnahme. Budapest Régiségei [Les antiquités de Budapest] XVI. 1955. 35—40.) 5. Les grues, dans l'univers mystique des Bachkirs sont les symboles de l'espoir de la victoire. — L'orfèvrerie sassanide du trésor de Nagyszentmiklós est due sans doute aux Kaliz de Khwarezm et aux Alans du Caucase qui habitaient la Hongrie. Au XIe siècle, les Kaliz se spécialisèrent dans la frappe des monnaies, tandis que les Alans s'occupèrent de forger des sabres. Vestiges archéologiques des Hongrois de l'époque de l'occupation du pays. Les Hongrois qui occupèrent le pays se divisaient en plusieurs couches sociales et étaient composés de plusieurs groupes ethniques. Autrefois, les seuls trouvailles attri­buées aux Hongrois de cette époque étaient ceux retrouvés auprès des cavaliers enterrés 25*

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