Századok – 1956

BIBLIOGRÁFIA - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1955. július 1. — december 31.) 292

RÉSUMÉ 329 ouvertement à la république ; en effet, une telle action se fût non seulement heurtée à la volonté des masses paysannes de son propre parti : elle eût aussi échoué face aux conditions politiques créées par la coalition gouvernementale d'alors et — non en dernier lieu — par la situation internationale. Cependant, dans les coulisses, elle usa de divers prétextes mensongers pour mener une campagne de propagande contre l'établissement de la république, mesure législative qu'elle entendait contrarier par tous les moyens à sa disposition. Parmi les opposants de la république, l'on vit aussi se mettre en ligne la réaction cléricale, ennemie acharnée du progrès : elle poursuivit sa campagne antirépublicaine du haut de la chaire, dans la presse et au moyen de tractations politiques. Le Parti communiste mobilisa les masses populaires pour couper court à ces tentatives et faire triompher la cause républicaine. Il ne concevait point le problème de la république comme une question abstraite, isolée des autres objectifs de combat, mais comme l'un des éléments de la grande offensive des forces démocratiques contre la réaction. Après l'avance réactionnaire, intervenue temporairement en automne 1945, c'est précisément l'établissement de la république qui fut la première mesure importante, réalisée dans la lutte pour l'endiguement des forces réactionnaires. Le Parti communiste sut rallier à la cause républicaine le Parti social-démocrate, ainsi que les masses paysannes démocratiques du Parti des petits propriétaires. Quand bien même le Parti social-démocrate conçût les tâches de la nouvelle république sous une forme différente — en effet, ses leaders de droite proposaient comme modèle la république bourgeoise de 1918 —, il collabora néanmoins avec le Parti communiste dans le combat pour l'instauration du régime républicain. Il n'y eut, à propos du problème républicain, point de lutte ouverte de grande envergure entre les forces démocratiques et celles de la réaction. En effet, la réaction connaissait elle-même l'indiscutable popularité de l'idée républicaine parmi les masses, et savait que dans la période précédant immédiatement les négociations de paix, la situation internationale n'était pas favaroble à une action antirépublicaine ouverte. D'autre part, ni les ennemis du dehors, ni ceux du dedans no considéraient le problème de la forme d'État comme une question digne d'un effort susceptible de provoquer une rupture complète. Les forces réactionnaires espéraient pouvoir remplir la nouvelle forme d'État républicaine d'un contenu capitaliste. En conséquence, elles s'efforceront dans la suite d'engager la Hongrie dans la voie de la restauration du système capitaliste, restauration qu'elles entendront réaliser en dépit de l'introduction de la forme d'État républicaine. Le Parti communiste savait, lui aussi, que la république n'était qu'une forme, un contenant susceptible d'être rempli de contenus différents. Il montra aux masses laborieuses que les objectifs immédiats et décisifs du combat — défense de la réforme agraire, épuration de la machine d'État, nationalisation des houillères, élimination de l'aile d'extrême droite de la coalition — restaient à réaliser et que de la realisation dépen­dait la solution du problème de savoir si, oui ou non, la république serait l'État du peuple. L'instauration du régime répubhcain favorisa l'essor du développement démo­cratique populaire : en effet, elle consacrait la victoire des forces démocratiques dont affermissait l'assurance et la détermination, et, frustrant la réaction de ses nouveaux espoirs, privait celle-ci de ses atouts. Cependant, l'acte législatif qu'était l'introduction de la forme d'État républicaine ne marquait point de changement dans le contenu de classe du pouvoir d'État ; ce n'est que bien plus tard, après deux années environ, que se décida la lutte pour l'instauration de la dictature du prolétariat : ce n'est qu'à ce moment-là que la classe ouvrière entra en possession pleine et entière du pouvoir d'État. La signification de l'introduction de la forme d'État républicaine résidait en ceci que, tout comme les autres mesures de la transformation démocratique, elle rapprochait, elle aussi, là transformation socialiste. BÉLA KÖPECZI : COMMENT RÁKÓCZI JUGEA LA GUERRE D'INDÉPENDANCE AU DÉBUT DE 1705 Dans ses mémoires, François II Rákóczi signale qu'en 1705, il reçut en audiance le marquis Des Alleurs, ambassadeur du roi de France. Au cours de l'entretien, le marquis lui remit un mémoire où le prince était invité à fournir des renseignements concernant la situation militaire, l'état des places fortes, des dépôts d'armes, etc.

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