Századok – 1956
BIBLIOGRÁFIA - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1955. július 1. — december 31.) 292
328 .RÉSUMÉ fois réformiste et opportuniste. Reniant les traditions de la révolution, il trahit les aspirations révolutionnaires du prolétariat et de la paysannerie, et même se désolidarisa d'avec les mouvements du prolétariat international, ÈVE GÄL: L'INSTAURATION DU REGIME RÉPUBLICAIN EN HONGRIE (1946) L'Assemblée nationale hongroise entérina, voilà dix ans, la loi sur le changement de la forme d'État : de ее fait, la Hongrie devenait une république. L'abolition du régime monarchique et l'établissement de la république furent l'une des mesures prises par la révolution démocratique bourgoise qui, elle, était la première étape de la transformation révolutionnaire accomplie en Hongrie aprèj la Libération. D'une manière générale, l'instauration du régime républicain est 14m des éléments indispensables des tâches démocratiques de la classe ouvrière. D'autre part, la réalisation de ces tâches est la condition sine qua non do la transformation sociale. Les expériences de la lutte contre le fascisme hitlérien, de la seconde guerre mondiale et de la période qui suivit donnèrent un relief particulier à l'importance des tâches démocratiques. A la suite de la guerre, l'on vit, dans toute l'Europe, et en particulier dans les pays libérés de l'occupation fasciste, s'intensifier les mouvements démocratiques et la lutte contre les survivances non seulement fascistes, mais aussi féodales. Dans de nombreux pays d'Europe, dont la Hongrie, la forme d'État monarchique était l'une de ces survivances féodales. La guerre terminée, dans la plupart de ces pays, les masses populaires engagèrent le combat pour l'abolition de la monarchie et l'instauration du régime républicain. Dans les démocraties populaires et en Italie — où le mouvement démocratique était particulièrement solide —, la lutte fut couronnée de succès. Dans d'autres pays (Belgique, Grèce), l'action pour l'établissement de la république échoua, ceci avant tout en raison de l'intervention des impérialistes étrangers. D'une manière générale, c'est vers la fin de l'année 1945 que, dans les pays de démocratie populaire, se posa la question de la forme d'État. En Hongrie, où la solution de ce problème répondait non seulement aux exigences de la situation internationale, mais aussi à celles de l'évolution historique du pays, la liquidation des survivances féodales entravant le développement économique et social devint une nécessité impérieuse. Après plusieurs tentatives révolutionnaires infructueuses, le peuple hongrois ne put s'engager dans cette voie qu'en 1945, à la suite de la libération du ,pays par l'Armée rouge. En substance, la solution du problème de la forme d'État était déterminée d'avance par le fait qu'après la Libération, la classe ouvrière avait acquis une influence décisive dans l'exercice du pouvoir d'État. Dès avant la solution, par voie législative, du problème de la forme d'État, la nouvelle organisation étatique avait déjà été de caractère républicain. Pour l'immense majorité du peuple hongrois, il était tout naturel que le nouvel État démocratique fût une i'épublique et que le pouvoir législatif eût à enregistrer ce fait d'une manière formelle. Cependant, l'abolition de la monarcliie comptait aussi des adversaires. Or, tant que, juridiquement, le régime républicain n'était point établi, ces adversaires espéraient pouvoir contrarier cette mesure législative. Certains milieux impérialistes étrangers se montraient hostiles à l'instauration du régime républicain, ceci pour deux raisons principales. Et d'abord, même après la seconde guerre mondiale, certains milieux étrangers n'avaient point encore renoncé définitivement au projet de la restauration des Habsbourg : évidemment, l'abolition de la monarchie hongroise eût fait échec à ce projet. Ensuite — et c'est là la raison majeure —, les mêmes milieux impérialistes savaient qu'une fois le problème de la forme d'État résolu par voie législative et d'une manière définitive, le prestige et la solidité du régime de démocratie populaire s'en (trouveraient accrus. La situation internationale ne permit point aux impérialistes étrangers de s'attaquer ouvertement aux mesures législatives appelées à instaurer le régime républicain : aussi ne s'employèrent-ils qu'à prolonger une situation aussi désordonnée que précaire. Ils s'appuyèrent, dans l'accomplissement de cette tâche, sur leurs auxiliaires hongrois. C'est pour les mêmes motifs que les adversaires hongrois du régime de démocratie populaire s'opposaient, eux aussi, à l'établissement de la république. L'aile droite du Parti des petits propriétaires s'était fixé pour tâche de représenter dans l'arène politique les forces réunies des classes dominantes déchues : elle aussi s'employait à intriguer contre l'instauration du régime républicain. Elle demeurait incapable de s'attaquer