Századok – 1956

BIBLIOGRÁFIA - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1955. július 1. — december 31.) 292

326 .RÉSUMÉ Le nouveau parti, dont l'existenee fut de courte durée, élabora aussi des statuts d'orga­nisation conformes aux conditions particulières de la Hongrie et poursuivit l'éducation du prolétariat dans un esprit révolutionnaire. L'ancienne historiographie sociale-démocrate s'est efforcée de présenter le conflit des deux tendances comme mie querelle de caractère purement personnel, comme une controverse opposant des adversaires sans principes. Or, en réalité, le différend portait sur un point essentiel : il s'agissait de savoir si le parti allait être dirigé dans un esprit révolutionnaire, ou bien s'il fallait l'engager dans la voie de l'opportunisme. En substance, les divergences entre les deux tendances se réduisaient au conflit opposant les intérêts du prolétariat moderne de la grande industrie à ceux des ouvriers arriérés de'l'industrie artisanale. Le Parti ouvrier social-démocrate de Hongrie s'inspirait des principes de la lutte de classes ; il s'employait à transmettre aux masses prolétariennes les enseignements du marxisme, à lier judicieusement entre elles les luttes partielles engagées dans le domaine politique et économique, tout en ne perdant pas de vue les objectifs finaux du prolétariat. Non sans donner dans certaines erreurs, la tendance basée sur la lutte de classes se fixa néanmoins pour tâche la réalisation de l'alliance entre la classe ouvrière et la paysannerie ; elle entendait développer le parti selon des principes d'organisation entièrement justes, tout en confiant un rôle approprié aux syndicats, en tant qu'orga­nisations de masse du prolétariat. Sur tous ces points, les dirigeants petits-bourgeois et réformistes adoptèrent une attitude erronée et opportuniste. C'est au congrès de réunification, convoqué en 1894, que fut rétablie l'unité du parti : la fusion consacrait la victoire de la tendance inspirée des principes de la lutte de classes. Le congrès adopta plusieurs résolutions qui imprimèrent un élan nouveau au mouvement ouvrier hongrois. Il approuva les status d'organisation mis au point en 1894 par le Parti ouvrier social-démocrate hongrois, et intensifia la lutte pour les libertés démocratiques, en particulier le suffrage universel. Il réalisa en même temps des progrès considérables dans l'élaboration de la politique agraire des sociaux-démocrates. L'une, des résolutions adoptées réclamait le renforcement de l'alliance entre la classe ouvrière et la paysannerie. Cependant, à tort, le document en question limitait cet objectif à l'alliance de la classe ouvrière avec le prolétariat agricole et la paysannerie pauvre. Insuffisamment instruits au point de vue théorique, les dirigeants sociaux-démocrates n'analysèrent point les conditions particulières de la Hongrie, et ne comprirent pas l'importance de la lutte antiféodale (partage des terres) : aussi se bornèrent-ils à ne combattre que pour certaines revendications anticapitalistes. Le congrès de 1894 marqua une fois de plus un rebondissement du mouvement. Aux actions toujours plus vigoureuses des ouvriers et des paysans, les classes dominantes ripostèrent par des mesures répressives très énergiques, inspirées par la crainte de voir se consolider l'alliance de la classe ouvrière et de la paysannerie. En 1895, l'on vit se constituer mi nouveau cabinet : il était présidé par Désiré Bánffy, ennemi acharné du peuple travailleur. Le régime de terreur, instauré par les autorités, provoqua un nouveau conflit au sein des organismes directeurs du parti. Revenant à leur tactique de 1892—1893, les réformistes petits-bourgeois préconisèrent une fois de plus une politique destinée à freiner les progrès du mouvement : ils réussirent à chasser du parti Ignace Silberberg qui, adepte, lui aussi, des principes de la lutte de classes, occupait à ce moment-là la place de Paul Engelmann. Silberberg entreprit de rallier les ouvriers révolutionnaires et de les mettre en ligne contre la tendance opportuniste. Cependant, sa tentative échoua : son échec était dû en grande partie aux mesures répressives, prises par les autorités. Ce nouveau conflit, surgi au sein du parti, aboutit à la désagrégation du noyau que constituaient les adeptes des principes de la lutte de classes. Au congrès du parti, réuni en 1896, les réformistes petits-bourgeois réussirent à consolider leurs positions et à s'assurer définitivement la direction du parti. Ainsi, le combat engagé entre les deux tendances se termina par la défaite des protagonistes de la lutte de classes. L'insuffisance des connaissances théoriques de ce groupe avait été la cause principale de l'échec. En effet, le groupe en question s'était montré incapable d'appliquer d'une manière adéquate les principes marxistes aux conditions spéciales de la Hongrie. Il n'inscrivit pas à son programme le parachèvement de l'œuvre de la révolution démocratique bourgeoise, ne sut point élever la lutte des deux tendances au niveau des principes, et, partant, échoua dans ses efforts visant à se rallier le prolétariat et les masses de la paysannerie. Parmi les causes de l'échec, il convient aussi de signaler le revirement qui s'était opéré au sein de la Ile Internationale après la mort d'Engels. Adoptant une politique de plus en plus opportuniste, la IIe Internationale n'appuya point les protagonistes de la lutte de classes et, indirectement, sanctionna la politique des réformistes petits-bourgeois.

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