Századok – 1956

BIBLIOGRÁFIA - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1955. július 1. — december 31.) 292

322 .RÉSUMÉ (in via iuris). Sur avis du Conseil d'État, la souveraine opta pour la première solution et acquit du même coup le droit do trancher en dernier ressort les litiges relatifs au cens, surgis entre serfs et seigneurs terriens. A cette occasion déjà, le conseiller d'État Borié fit remarquer que la politique de la protection du serf aboutirait à une insurrection contre les seigneurs terriens. Cependant, cette insurrection permettrait à la souveraine d'exercer son pouvoir en limitant les libertés d'une certaine catégorie de ses sujets. Là encore, par les conseils donnés en cette matière, le Conseil d'État entendait servir le pouvoir absolu de la souveraine et la monarchie organisée sur une base unitaire, ce règne qui, en Hongrie, s'appuyait sur les bonnes dispositions de la masse des serfs. On attendit jusqu'à la fin de la guerre de Deux Ans (1763) pour prendre des mesures plus énergiques : en effet, c'est à ce moment-là que l'on transféra en Hongrie une force armée assez puissante pour réprimer les mouvements paysans de grande envergure qui, éventuelle­ment, se produiraient. Dominée par la classe des grands propriétaires terriens, la Diète de 1764 rejeta les projets de réforme do la reine. Sur ces entrefaites, Vieime fut. submergée d'un flot de doléances qui, émanant de la paysannerie, étaient non seulement exprimées par écrit, mais aussi transmises oralement par d'innombrables députations. Le contact direct entre le pouvoir royal et les serfs hongrois s'établit pour la simple raison que les paysans se savaient protégés désormais par une force bien supérieure à celle qui, jusque là, les avait exploités sans limite. Le 16 octobre 1765, Marie-Thérèse décréta qu'à l'avenir, tout htige relatif aux prestations serviles, jugé en première instance par les tribunaux seigneuriaux, lui serait soumis par le canal du comitat et de la Chancellerie. C'est avec consternation que le Conseil d'État put constater alors que l'exploi­tation la plus éhontée se pratiquait précisément dans les domaines des grands seigneurs qui avaient le plus d'ascendant sur la Cour, et, partant, sur les dicastères. Les paysans de Transdanubie, qui avaient le plus souvent envoyé des députations à la Cour, déclenchèrent, dans les grands domaines, des actions organisées. La reine en profita pour prendre des mesures d'exception contraires aux intérêts des grands pro­priétaires, et améliorer la situation des serfs sans faire intervenir les autorités hongroises. C'est ainsi qu'elle entendait réaliser son objectif politique : se rendre de plus en plus populaire parmi les serfs, tout en s'assurant une solide base d'imposition. Il est incon­testable que 1 'Urbárium, réglementation des rapports entre serf et seigneur, fut progres­sivement mis en pratique par la Cour sous le coup du mécontentement sans cesse croissant de la paysannerie. L'extension dos actions paysannes alarma les grands propriétaires fréquentant la Cour. Ils redoutaient formellement que l'on verrait se reproduire une grande jacquerie, pareille à l'insurrection paysanne déclenchée au XVI« siècle sous Georges Dózsa, et estimaient que seule une intervention militaire pourrait les sauver. Et c'est précisément de cette crainte que profita la Cour pour faire triompher sa volonté et résoudre les pro­blèmes de la paysannerie en dépit de l'opposition des seigneurs hongrois. Le 15 mai 1766, à Presbourg, Marie-Thérèse présida un conseil auquel son fils Joseph assista également et où, à propos des serfs, le conflit éclata entre la reine et les seigneurs hongrois : les dignitaires hongrois de la Cour et les chefs des dicastères, sans faire allusion aux projets de réforme, s'occupèrent exclusivement de la répression armée des émeutes paysannes, mesure qu'ils qualifiaient de tâche primordiale et s'efforçaient d'obtenir à tout prix. Aussi la souveraine no manqua-t-elle pas de remarquer que les conversations étaient demeurées stériles. Les membres du Conseil d'État voulurent aussi profiter de la situation pour réaliser des objectifs politiques plus lointains : ils conseillèrent à la reine des mesures propres à entamer l'autonomie des comitate, organes de la résistance des Ordres. Cepen­dant, ces projets ne furent point mis à.exécution : la reine estimait en effet que l'heure n'était pas aux conflits constitutionnels. Il importait de régler de toute urgence les rapports de seigneur à serf, car, en Transdanubie méridionale, l'effervescence gagnait sans cesse, et des coups de fusil avaient déjà été tirés sur les paysans. La Cour était convaincue que ces méthodes étaient impropres à rétablir un oxdre stable et que les autorités hongroises seraient incapables de calmer les esprits. Aussi confia-t-elle la discussion finale d'un Urbárium général, valable pour tout le pays, à une commission qui était présidée par le ministre d'État prince Georges Starhemberg et où les Hongrois ne tenaient pas les premiers rôles. Fin décembre 1766 et au début de janvier 1767, cette commission débattit les problèmes posés par le nouveau décret qui, promulgué le 23 janvier 1767, régla pour longtemps le sort des serfs. L' Urbárium définit avec exactitude les redevances seigneuriales à la charge des serfs. C'est précisément pourquoi les seigneurs terriens, ainsi que les comitate, gardiens

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