Századok – 1955

Krónika - A történészfront hírei - 530

résumé 547 des nations à disposer librement d'elles-mêmes il dressait le programme d'une »autonomie culturelle« anémique comportant des éléments du nationalisme. Tout au long de son évolution, le Parti social-démocrate de Hongrie suivit les partis de la IIe Internationale, et surtout les partis allemand et autrichien. Toutefois, même au regard de ces partis, le parti social-démocrate hongrois demeurait une organi­sation faible, inconsistante et ne menant qu'un sinîulacre de vie. Le parti, qui ne comptait qu'un nombre infime d'organisations indépendantes, s'était en substance résorbé dans les syndicats. En effet, les organisations de base du parti, c'étaient tout simplement les organisations syndicales, et tout membre des syndicats était automatiquement considéré comme adhérent du parti. Le Parti social-démocrate estimait que l'appartenance au parti était une pure formalité et négligeait la création d'une organisation politique indé­pendante. Cet opportunisme du parti en matière d'organisation porta un grave préjudice au mouvement ouvrier social-démocrate tout entier. La structure des syndicats favorisa : d'ailleurs les activités de la couche dirigeante des aristocrates ouvriers. Cette couche renonça à la représentation des intérêts et à la vocation historique de la classe ouvrière et dressa les plus fortes barrières intérieures sur le chemin du mouvement prolétarien révolutionnaire. Aussi devint-elle une partie intégrante de la Hongrie impérialiste. Les chefs du parti étaient caractérisés par de graves négligences dans le domaine des activités théoriques et par le rabaissement de la doctrine marxiste révolutionnaire. La grave négligence apportée aux activités théoriques était la conséquence de l'opportu­nisme s'affirmant dans la direction du parti. Que nous examinions les vues des leaders sociaux-démocrates concernant le développement du capitalisme en Hongrie, ou leurs vues relatives au problème agraire ou à la question nationale, nous découvrons imman­quablement que leurs idées théoriques, empruntées pour un large part aux »austro­marxistes« et aux radicaux bourgeois hongrois, ne faisaient qu'appuyer la pratique du réformisme légal, opérant à la traîne de la bourgeoisie. La «théorie et le programme» du Parti social-démocrate hongrois avait pour objectif de dissimuler au prolétariat hongrois les problèmes fondamentaux de son affranchissement et de sa mission historique, et de l'isoler de ses alliés révolutionnaires naturels. C'est la pratique politique que fut le plus marquée par l'empreinte de l'opportu­nisme s'affirmant au sein de la direction du parti. La politique du Parti social-démocrate hongrois était caractérisée avant tout par le fait qu'elle s'obstinait à respecter coûte que coûte l'étroite légalité, à n'emprunter que des moyens »légaux«, et qu'elle s'efforçait de se dérober à la lutte. Elle négligea d'organiser les masses prolétariennes révolution­naires et de les entraîner en vue du combat. Elle voulait réaliser ses prétentions restrein­tes parlementaires — en essence la conquête du suffrage universel — en alliance avec la bourgeoisie en rajetant l'alliance avec la paysannerie et les nationalités. Bien entendu ni dans la théorie, ni dans la pratique, ces tendances ne se firent jour ouvertement. Les leaders sociaux-démocrates camouflèrent la pratique sociale-démocrate opportuniste par une phraséologie démagogique en apparance révolutionnaire, par des manœuvres irres­pectueuses de'tout principe. En trompant la classe ouvrière et le peuple travailleur ils servirent les intérêts de la bourgeoise. Après le tournant du siècle, le Parti social-démocrate de Hongrie continua à glisser sur la penche, de l'opportunisme. Tandis qu'en Russie, l'on avait vu naître en 1903 le programme révolutionnaire et les statuts du parti marxiste-léniniste d'un type nouveau, en Hongrie, on assista à l'apparition de l'une des pires variantes de l'opportu­nisme en matière de programme et d'organisation. Si la situtation en Russie et en Hongrie présentait de nombreuses affinités, il demeurait néanmoins des différences substantielles dans l'évolution sociale et politique des deux pays. Et ce sont ces différences-là qui expliquent le développement, évoluant en sens inverse, de la social-démocratie hongroise, de ce processus qui, dans l'histoire du peuple hongrois, fut la source de si graves préju­dices.

Next

/
Oldalképek
Tartalom