Századok – 1955
Krónika - A történészfront hírei - 530
548 résumé : istván dolmányos LES RÉPERCUSSIONS DU MOUVEMENT DÉCABRISTEN EN HONGRIE Le soulèvement déeabriste du 14 décembre 1825, a exercé une influence considérable sur l'opinion publique internationale progressiste. L'écrivain français Stendhal, comme le poète tchèque Celakovsky ont déclaré leur sympathie pour les révolutionnaires héroïques de la noblesse. Des patriotes polonais jusqu'au chartistes, la première parole révolutionnaire de la Russie fut accueillie partout avec un grand intérêt. L'attitude courageuse des décabristés eut un grand retentissement aussi en Hongrie. L'historiographie bourgeoise de Hongrie a complètement négligé l'analyse de la répercussion produite par le soulèvement déeabriste en Hongrie ainsi que les répercussions que celui-ci y a laissées. Plusieurs historiens bourgeois se sont même efforcés de fausser le sens du mouvement déeabriste. C'est pourquoi la science historique hongroise marxiste-léniniste se donne pour tâche de faire des recherches dans le domaine des répercussions du soulèvement déeabriste en Hongrie et de les mettre sous un vrai jour. La nouvelle du soulèvement a trouvé le peuple hongrois sous le joug autrichien et dans les chaînes de plus en plus pesantes du féodalisme. Les forces du progrès étaient encore très faibles. Le mouvement des jacobins hongrois fut depuis longtemps étouffé et le mouvement réformiste de la noblesse qui devait préparer la révolution de 1848, ne s'est pas encore développé. La majeure partie des classes dirigeantes tenait encore fermement à l'alliance avec là classe régnante autrichienne et à la défense du féodalisme. Dans ces circonstances ce ne furent. que les meilleurs fils, les plus clairvoyants de la couche supérieure des classes dirigeantes, se trouvant en même temps en opposition avec leur entourage qui étaient là pour représenter le progrès du point de vue politique. Nous trouvons parmi eux en premier lieu István Széchenyi, l'éminent homme d'État progressiste hongrois de la première moitié du XIXe siècle. István Széchenyi, selon le témoignage de son journal, avait accueilli avec sympathie la nouvelle du soulèvement. Il a bien compris — contrairement aux générations ultérieures des historiens hongrois réactionnaires — que la lutte qui était en train de se dérouler entre le mouvement déeabriste et le tsarisme, était une lutte «entre l'absolutisme et les droits des peuples». En parlant de la mort du tsar Alexandre 1er il exprima sa conviction, selon laquelle un grand obstacle venait d'être aboli sur le chemin de la civilisation et de l'évolution de l'âge des lumières. Il a donc bien senti la possibilité que les temps qui suivaient immédiatement la mort du tsar, représentaient pour la cause du progrès, possibilité dont les décabristés ont d'ailleurs profité. Széchenyi savait en même temps que changer cette possibilité en une réalité, est une question de lutte acharnée contre la réaction. Il a prédit que «les serviteurs de l'absolutisme dont l'existence et les intérêts sont étroitement liés aux formes anciennes, ne céderont pas sur le terrain de bataille à leurs adversaires. Ils mèneront encore une lutte désespérée». Széchenyi savait évidemment que le soulèvement fut réprimé. Et ce qui prouve justement sa clairvoyance, c'est de ne pas parler de l'échec du mouvement, mais de montrer précisément que la lutte n'était pas terminée, qu'elle aurait une suite. Son journal laisse nettement entendre qu'au moment du soulèvement et tout de suite après, la réaction autrichienne menait une politique plus prudente à l'égard de la Hongrie. Par contre la répression du soulèvement et la dispersion du mouvement ont entraîné avec elles la poussée en avant de la réaction de Vienne. La nouvelle du soulèvement déeabriste appela l'attention de toutes les couches de la noblesse hongroise sur la Russie. Au cours de l'année 1826, même les journaux officiels et réactionnaires s'occupaient en premier lieu du soulèvement déeabriste. L'attention générale s'est tournée vers l'histoire russe et les conditions sociales de la Russie. Quant à l'épouvante des milieux dirigeants, il est caractéristique qu'au début de 1826, Metternich concentra toute son attention sur les événements de la Russie et sa police secrète recherchait les participants hongrois — supposés — du mouvement déeabriste. Le souvenir du soulèvement déeabriste ne s'est effacé plus tard non plus, de la mémoire des partisans hongrois du progrès. Le poète Sándor Kisfaludy a écrit avec beaucoup de compassion sur les poursuites menées contre les participants du mouvement. Plusieurs documents laissés par le grand émigré de la révolution et la guerre d'indépendance de 1848 — 49, Ferenc Pulszky, témoignent que ce dernier avait une très grande estime pour les héros décabristés. Pulszky a écrit plusieurs études sur l'évolution du mouvement révolutionnaire russe. Dans une de ces études il a résumé briève-