Századok – 1955

Krónika - A történészfront hírei - 530

544 RÉSUMÉ : tantes de la rénovation politique, économique et sociale du pays. Il assurait d'une part le rôle dirigeant à la classe ouvrière, d'autre part l'acquisition de la confiance des larges masses. En 1944, l'Armée Rouge chassa les troupes allemandes du territoire de l'Union Soviétique et s'est mise à libérer les peuples asservis de l'Europe. Par le débarquement en Normandie des troupes anglo-américaines, les Allemands se trouvaient pris entre deux feux. En 1944, le mouvement des partisans s'étendait avec une force immense dans pres­que tous les pays européens. Le désarroi des milieux dirigeants des pays satellites devint de plus en plus grand. Ils n'osaient pas rompre ouvertement avec les Allemands, ils avaient peur du peuple, c'est pourquoi ils ne sont jamais allés plus loin que d'entamer des négociations sur leurs «intentions de se retirer de la guerre». Les classes dirigeantes hongroises ont préféré de consentir à l'occupation du pays par les Allemands que de se retourner contre Hitler, en s'appuyant sur le peuple et sur l'Union Soviétique. Dès le mois de février, le Comité à l'Etranger du Parti Communiste de Hongrie a dressé des appels réguliers par la voie de la radio-Kossuth en attirant l'attention sur l'occupation allemande. Il invitait les soldats à rentrer, pour pouvoir combattre les enva­hisseurs. Il exhortait les partis de l'opposition à sortir de leur passivité, en démasquant à leurs yeux la fausse unité nationale de Kállay et les siens. Après le 19 mars, date de l'occupation allemande, le Comité a incité les masses à la résistance armée, par la voie de la création d'une unité nationale bien comprise. II a démontré que «l'unité hongroise» doit signifier premièrement l'union des ouvriers et des paysans c'est-à-dire celle de leurs organisations, union qui peut être soutenue par les couches patriotiques de la classe dirigeante. Les directives du Comité à l'Etranger du Parti Commniste de Hongrie ont eu une importance toute particulière, étant donné que c'était l'unique moyen par lequel le Parti a pu exercer sa direction. Ces directives ont en même temps grandement facilité le travail des communistes au sein du Parti de la Paix. C'est grâce à ces directives que le Front Hongrois put être constitué, à l'intérieur duquel le Parti de la Paix colla­borait avec les autres partis de l'opposition. Le programme du Front Hongrois compre­nait : «le rejet des conquérants allemands et de leurs complices, la paix avec les Alliés et la pose des bases solides de la Hongrie libre et profondément démocratique.» Les communistes devenaient plus actifs. Rédigé par Endre Ságyári, le journal «Paix et Liberté» parut ; de tracts innombrables incitaient les ouvriers à saboter la produc­tion et les paysans à faire autant avec la livraison. Bien que la lutte armée ait été égale­ment mise en avant — le journal «Paix et Liberté» proclamait la résistance armée — à cette période elle ne s'étendait que sur les régions habitées par les nationalités. L'été 1944, les troupes soviétiques continuèrent leur avance. L'entourage de Horthy persistait dans son attentisme, comptant sur la défaite automatique du règne nazi. La radio Kossuth menait une lutte infatigable contre les attentistes. A ce moment les attentistes jouaient le rôle de l'appui politique principal, ayant comme devoir de retenir les masses de l'action et de consolider, de nouveau, le régime de Horthy. . La situation des Allemands et du régime de Horthy continuait de s'empirer. L'attaque soviétique de juillet 1944 (appelée : le sixième coup) a coundit. à la débandade de la 1ère Armée. La radio Kossuth ajoutait alors à ses révélations sur les attentistes le pro­blème de la 1ère, Armée, et invitait l'armée à se détacher des Allemands. Le 26 juillet 1944, le Front National pour l'Indépendance a émis un appel. La situation était déjà telle que le mot d'ordre stratégique principal : se détacher du bloc hitlérien et créer la Hongrie indépendante et démocratique, — devint le mot d'ordre de l'action immédiate. L'occasion s'est présentée de transformer l'armée en la plus grande force combattive contre l'occupation allemande. Il s'en suivait que le Front National pour l'Indépendance a désigné comme forme principale de la lutte : le retour du front des troupes. Les semaines suivantes la situation a changé, il y eut la débandade dans l'armée qui n'a pas trouvé le chemin à la lutte pour l'indépendance nationale. C'était de nouveau les forces populaires de l'intérieur qui se trouvaient au premier plan, des luttes de par­tisans éclatèrent à plusieurs endroits. En août, la radio Kossuth insistait de nouveau sur l'urgence de constituer des comités dé résistance nationale et de liquider par les armes le régime de 19 mars. Elle s'opposait aux illusions qui espéraient résoudre la situation par la voie d'échanges de personnes (le congé de Sztójay etc.) ou d'une paix séparée avec les Anglo-Américains. Le Comité à l'Etranger du Parti Communiste de Hongrie avertissait les résistants sur les ondes de la radio Kossuth, en attirant leur attention sur les formes nouvelles — et bien plus dangereuses que les précédentes! — du double jeu que le gouvernement Lakatos s'est efforcé d'appliquer.

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