Századok – 1954

Krónika - H. Haraszti Éva: A népi demokratikus országok küldötteinek beszámolói a Magyar Történész Kongresszusról 485

4Э4 RB3UMË base populaire, sur des dizaines, voire des centaines de milliers d'ouvrières, de paysannes et d'intellectuelles, sur les femmes gémissant sous un double joug d'un pays réduit au servage. Entre les deux guerres mondiales, au temps de l'illégalité du mouvement com­muniste, une longue série de femmes communistes allaient représenter la thèse que l'uni­que voie de l'émancipation des prolétariennes est inséparable du triomphe du mouvement révolutionnaire et de son avènement au pouvoir. P. IN. TRETIAKOV: SUR L'ORIGINE DES SLAVES Depuis la liquidation de l'école de Marr les recherches sur l'étfynogenèse des peuples de l'Union Soviétique ont réalisé un remarquable progrès. Naturellement, c'est le problème de l'ethnogenèse des Slaves et surtout des Slaves orientaux qui occupe une place d'hon­neur dans les travaux des savants soviétiques. Dans le présent article P. N. Tretiakov résume les résultats qui se dégagent des études antérieures sur l'origine des Slaves et esquisse, à titre d'hypothèse de travail, sa propre conception. Après la réfutation des idées bourgeoises et marristes, l'auteur s'occupe des problè­mes concernant l'origine et les migrations des tribus indo-européennes. A ce propos il établit que la patrie primitive des Indo-Européens devait se trouver en Europe. Au IIe millénaire av. n. è. la communauté indo-européenne s'est décomposée ; dès cette époque ' les tribus indo-européennes occupaient de vastes territoires aussi bien en Europe qu'en Asie. Le vocabulaire commun des langues indo-européennes renvoie à l'importante de l'élevage chez les peuples qui les parlaient ; selon le témoignage des trouvailles archéo­logiques, aux IVe et IIIe milliénaires on trouve une civilisation comportant l'élevage dans la Péninsule des Balkans et dans le bassin danubien. Tretiakov tient pour probable que la patrie primitive des Indo-Européens doit être cherchée dans ces régions. C'est d'ici que les Indo-Européens se répandirent vers d'autres parages, pendant que les différences de leurs dialectes s'approfondissaient de plus en plus. Les tribus dites protoslaves ou balto-slaves, c'est-à-dire les porteurs de la cérami­que rubanée, émigrèrent de la Péninsule balkanique et de la région danubienne vers le territoire s'étendant de la Vistule jusqu'au Dniepr. Au tournant du IIIe et du IIe millé­naires l'expansion de ces tribus prit un essor particulier, grâce auquel ces peuples arrivè­rent jusqu'à la Mer Baltique et dans la région de la Volga. Les Balto-Slaves établis dans la région baltique se mêlèrent à la population autochtone et leur langue, par suite de diverses raisons, s'éloigna de plus en plus des idiomes des autres tribus proto-slaves. Cette différenciation eut lieu au IIe millénaire av. n. è. C'est du groupe septentrional que se formèrent les langues baltiques, tandis que les idiomes des peuples établis plus loin vers le sud donnèrent naissance au slave commun. Dans la seconde moitié du Ie r millénai­re, au cours d'une série de processus plus ou moins complexes d'intégration et de diffé­renciation, commença aussi la séparation des tribus slaves primitives. Ainsi se cristalli­sèrent, d'une part, les Slaves occidentaux, d'autre part, les Slaves orientaux. Les groupes du Sud-Ouest de ee^ derniers, groupes qui avaient déjà atteint la forme la plus évoluée de la communauté primitive, subirent une importante influence scythique ; les auteurs grecs et romains signalent ces tribus sous le nom d'Antes. Des tribus Antes qui pénétrè­rent dans la Péninsule balkanique sont issus plus tard les peuples et les langues slaves du Sud, tandis que les Antes restés sur place jouèrent un rôle essentiel dans la genèse de l'alliance des tribus slaves orientales. De l'idiome de cette alliance de tribus naquit le vieux-russe ; les mêmes tribus donnèrent naissance au peuple russe ancien qui, au cours de son évolution ultérieure, se partagera en trois grands peuples dont chacun aura sa langue à lui (Grands-Russes, Ukrainiens, Bélorusses). Dans l'étude de Tretiakov on trouve maints renseignements sur les diverses rela­tions des Slaves ; à propos de chaque étape de leur évolution, l'auteur cherche à esquisser aussi bien leurs conditions sociales et économiques que leur civilisation. L'article met sur le tapis un très grand nombre de problèmes ; étant donné qu'il contient aussi des suggestions pour les études à faire, il n'est pas douteux qu'il sera un précieux stimulant pour les recherches ultérieures, touf en indiquant les grandes lignes de ces dernières. ,

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