Századok – 1950

Resumée 474

4Ö2 RÉSUMÉE de plus en plus lourd appliqué par le gouvernement autrichien. En outre, il ne fauî pas perdre de vue que l'oppression coloniale a augmenté d'une façon considérable l'armée agricole de réserve à cause des mesures prises par le gouvernement autrichien en vue d'empêcher le développement de l'industrie hongroise. C'était l'arrière-plan économique des mouvements antiféodaux de la paysannerie, mouvements fortement liés à la lutte pour l'indépendance nationale. En Hongrie, au cours de la période s'étendant de 1849 à 1867, le problème central de l'évolution fut la question agriaire en même temps que la question de l'indépendance nationale, cette dernière ayant „une priorité incontestable" sur la première. (Révai: Marxizmus, népies­ség, magyarság [Marxisme, populisme, peuple hongrois] Bp., 1948. p. 241.) Pendant toute cette période c'étaient les mouvements paysans qui constituaient la force principale de à la résistance nationale. Les paysans luttèrent non seulement pour une solution démocritique de la question agraire, pour le partage des grandes propriétés, mais ils s'opposèrent également à la politique et à la force armée de l'absolutisme autrichien. Par contre, l'attitude de la majorité de la noblesse hongroise de cette époque peut être caractérisée par une constantion du camarade Staline relative à une partie de la noblesse gruse. La grande majorité de la noblesse hongroise „a tendu la maia" — des le début des représailles -r- à l'absolutisme autrichien afin de" recevoir en récompense de postes bien rémunérés, des crédits à bon marché et de l'équipement agricole'1, et surtout afin que „le gouvernement la protège contre les révoltés des villages" (Staline, Oeuvres, t. I. p. 34, éd. hong.). Ainsi les mouvements de la paysannerie furent étouffés par l'absolutisme autrichien avec l'aide de la politique antinationale de la noblesse. La libération du pays de sous l'oppression étrangère, qui a duré 400 ans, et le partage des grandes propriétés ne furent réalisés qu'en 1945, grâce l'appui de l'Union Soviétique. V. SÁNDOR—T. KOLOSSÁ: De l'histoire des emprunts d'État de la Hongrie (à l'époque do la crise de 1873) Les emprunts socialistes, en Union Soviétique et dans les pays de démocratie populaire, sont les instruments de l'édification pacifique, du développement socialiste, du maintien et du renforcement de l'indépendance nationale. Les emprunts des impéria­listes américains, au contraire, alimentent leur politique de destruction guerrière et d'oppression des peuples. A l'époque impérialiste, les emprunts d'Etat de la Hongrie eapitaliste ont servi de buts semblables, comme nous le prouvent les documents rela­tifs aux emprunts d'Etat effectués pendant la crise capitaliste de 1873. Pendant cette crise, le consortium international Rotschild réussit à pratiquer à l'égard du gouver­nement hongrois, qui se trouvait au bord de la faillite d'Etat, une politique de chantage En échange des emprunts qu'il lui accorda, le consortium contraignit notamment le gou­vernement hongrois à céder à la Société Autrichienne des Chemins de Fer la construction de la ligne ferroviaire Timiçoara—Orsova, ligne qui devait réaliser la première cor­respondance ferroviaire entre la Hongrie, d'une part, la Roumar.ie et les pays balkani­ques en général, de l'autre part. Cette manoeuvre ne fut qu'un symptôme de la politique colonisatrice du grand capital allemand et autrichien dans les Balkans: les gros capita­listes allemands et autrichiens, membres du consortium Rotschild controllèrent déjà les chemins de fer roumains et, pour élargir leur débouché industriel dans les Ba kans, ils voulurent relier les chemins de fer roumains au réseau ferroviaire de l'Europe Occidentale. C'est pour cela qu'ils avaient besoin des lignes hongroises de la Société Autrichienne des Chemins de fer qui a appartenu à leur sphère d'intérêts. Cependant le cession de la première correspondance ferroviaire entre la Hongrie et la Roumanie à la Société Autrichienne, lésait les intérêts de la classe des propriétaires terriens hongrois qui, intéressée au Chemin de Fer Oriental, espérait réaliser cette jonction à Brassó (Oraçul Stalin) pour assurer ainsi la rentabilité de cette voie ferrée En effet, le Chemin de Fer Oriental — de même que les autres lignes ferroviaires construites en Hongrie après la conclusion du compromis avec l'Autriche (1867) — n'apportait aucun bénéfice. La Société Autrichienne des Chemins de Fer, hostile à l'influence de la classe des propriétaires terriens hongrois, pouvait, elle aussi provoquer dans une certaine mesure, grâce à sa position monopolisatrice, cet état des choses, mais le principal responsable en était incontestablement la classe dirigeante hongroise et son gouvernement. Pendant la période s'étendant de 1867 à 1873, au centre de l'essor capitaliste, auquel a contribué l'aMance de la classe des propriétaires terriens hongrois

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