Századok – 1950
Resumée 474
RESUMÉE 40» et de la bourgeoise autrichienne, se trouvait la construction rapide des chemins de fer. La classe dirigeante hongroise intervint auprès du gouvernement afin d'obtenir un taux d'intérêt élevé pour ses associés, les banques autrichiennes, qui étaient prêtes à financer et à faire exécuter les travaux de construction des chemins de fer hongrois. Tout cela ne veut pas dire, évidemment, que la classe dirigeante hongroise ait oublié ses propres intérêts et le profit spécial qu'il en pouivait tirer. Le gouvernement hongrois autorisa la construction de toutes les lignes ferroviaires, sans aucun choix, ce qui fit que beaucoup d'entre elles ne s'avéraient pas rentables. D'autre part, à cause des fraudes et des escroqueries commises par les propriétaires terriens hongrois et par les capitalistes autrichiens, les chemins de fer imposèrent de nouvelles charges au Trésor. Le déficit de l'Etat a augmenté d'année en année et le gouvernement fut contraint à demander des emprunts. La crise de 1873 poussa l'Etat déjà endetté au bord de la faillite. Lo consortium Rotschi'd se servit de cette situation et, tout en accordant des emprunts très maigres, il maintint le gouvernement au bord de la faillite afin de lui imposer se volonté. Cette situation financière difficile, aggravée encore par la découverte des fraudes commises au Chemin de Fer Oriental, provoqua la chute de gouvernement. Le nouveau gouvernement vou'ut demander un nouvel emprunt, mais pour l'obtenir il devait faire face au chantage du consortium Rotschild. L'acception des conditions du consortium Rotschild ne permit pas l'amélioration de la situation financière. La cession de la ligne ferroviaire de Timiçoara—Orsova à la Société Autrichienne des Chemins de Fer rendit impossible la diminution des dettes d'intérêts des lignes ferroviaires non-rentables. C'est pourquoi le gouvernement hongrois fit tous les efforts possibles afin d'assurer la construction simultanée d'une ligne ferroviaire reliant le Chemins de Fer Oriental aux chemins de fer roumains — с с qu'il obtint aprèe avoir exercé une forte pression sur le gouvernement roumain. Pendant la crise, le consortium Rotschild a réussi — à l'aide de ses emprunts — de soummettre à sa volonté le gouvernement hongrois et de monopoliser les emprunts d'Etat. Le ministre des finances hongrois accepta les conditions les p'us honteues. La classe des propriétaires terriens et son gouvernement ont souscrit au chantage, ont vendu le pays aux banquiers autrichiens pour maintenir leur alliance d'intérêts avec la bourgeoisie autrichienne, base de leur domination de classe. BÉLA BALÁZS : L'activité de la réaction cléricale sous la Terreur blanche Déjà sous la glorieuse République des Soviets Hongroise, la réaction cléricale, une des troupes de choc les plus actives et les plus agiles de la contre-révolution, a joué un rôle important dans la propagande et dans les organisations contre-révolutionnaires, aussi bien que dans la préparation des tentatives de coup d'Etat et dans le déclenchement des révoltes de koulaks ayant pour but le renversement de la dictature du prolétariat. Se servant du droit de la liberté religieuse assurée par la République des Soviets Hongroise, la réaction cléricale organisa le mouvement contre-révolutionnaire sous le couvert des autonomies paroissiales et des associations religieuses. Mais les organisations laïques dirigées par la réaction cléricale — ainsi p. ex. les organisations chrétiennes-socialistes et l'Association des Hongrois Réveillés conduite par les jésuites — prirent, elles aussi, part aux actions de sabotage, et aux tentatives de coup d'Etat contre la République des Soviets Hongroise. A Szeged, où fut formé le gouvernement contre-révolutionnaire sous la protection des impérialistes français, c'est le père Etienne Zadaravetz, supérieur des Franciscains, puis évêque de l'armée, qui fut l'un des dirigeants de la contre-révolution et qui déclencha la guerre de vengeance contre la classe ouvrière hongroise terrorisant de la façon la plus impitoyable les ouvriers de Szeged. Après la chute de la République des Soviets Hongroise, la réaction cléricale a joué un rôle dirigeant dans les lâches massacres de la Terreur blanche. Les fameux détachements contre-révolutionnaires massacrèrent d'une façon bestiale, avec la „haute" approbation des prélats et avec la participation directe des prêtres, membres de de ces détachements, plus de 5000 ouvriers, soldats rouges et paysans pauvres. Poussée d'un désir de vengeance féroce, les prélats, rétablis dans la possession de leurs terres de plusieurs centaines de mille d'arpents, commencèrent à exploiter la paysannerie et voulurent créer sur leurs propriétés des conditions qui rapellent l'époque du servage. La perception forcée des impôts ecclésiastiques féodaux, exigés pour les années passées, mit au comble le désespoir des masses paysannes.