Századok – 1950
Resumée 474
RESUMÉE l'agression. Cependant les gouvernements bourgeois avaient peur de collaborer avec l'Union Soviétique, ils étaient plutôt prêts à se servir des fascistes pour réaliser leurs plans d'agression contre l'URSS. Les dirigeants travaillistes anglais ont appuyé cette politique de toutes leurs forces, et ainsi ils ont trahi, une fois de plus, les intérêts de la classe ouvrière internationale et la cause de la paix. Ils portent donc une très lourde responsabilité pour le déclenchement de la seconde guerre mondiale. EVE H. BALÁZS: Un mouvement de serfs de l'évêché <le Tárad du XVIII siècle. En 1749, les serfs appartenant à trois grandes propriétés contigues de l'évêché de Várad (Oradea) commencèrent à s'organiser contre leur seigneur féodal et, en 1751, ils déclcnhèrent une révolte ouverte. Les longues citations tirées des documents se rapportant à l'histoire de ces deux années et les commentaires qui les suivent nous montrent clairement la façon dont l'exploitation féodale a entamé le produit nécessaire des serfs, ils nous montrent également le renforcement de l'esprit de combat des paysans et les diverses phases de leur lutte. Les abus commis par les intendants des domaines et l'augmentation des redevances en argent et en produits ont certainement contribué à l'aggravation illimitée de l'exploitation. Toutefois l'aggravation de l'exploitation s'explique essentiellement par la fondation de certaines usines créées par l'évêché en vue d'exploiter les richesses naturelles de cette région fertile: les charges spéciales imposées par la création de ces usines devaient être supportées par les serfs. Ainsi les paysans étaient contraints de se charger de la construction des usines — de la forge, de la fonderie de fer et de la verrerie — de même que de leur entretien, et de leur ravitaillement en matières premières. Les serfs protestèrent surtout contre le transport continuel des matières premières. A tout cela s'ajouta une autre injustice: l'évêché refusa arbitrairement de payer les salaires qui au début, quand les usines commencèrent à fonctionner, avaient été encore versés. Les serfs ont présenté d'abord des requêtes — ils sont adressés à la Cour de Vienne pour demander sa protection contre le seigneur ecclésiastique. Mais la Cour ne voulait intervenir que dans la mesure où les serfs, sujets à l'impôt d'État, étaient menacés de la ruine totale. Le comitat, organe de violence des propriétaires terriens, laissa traîner l'examen de l'affaire et défendit les intérêts de l'évêque. Les serfs se rendant compte de'l'insuccès de leurs démarches, refusèrent de payer les redevances féodales, de fournir des matières premières à la forge, à la fonderie et à la verrerie, ils mirent le feu à la verrerie et chassèrent des villages les hommes de confiance de l'évêché. Ce qui prouve que le mouvement fut bien organisé c'est le fait qu'aussitôt après son déclenchement chaque village devait fournir une certaine somme afin d'assurer au point de vue matériel la continuation de la résistance. Paysans roumains et hongrois collaborèrent en pleine unité d'esprit et les chefs du mouvement se recrutèrent — d'après tous les indices — parmi les paysans les plus pauvres. Dès que la situation s'aggrava, les autorités intervinrent, craignant l'extension du feu de la révolte. Les chefs des serfs, qui ne pouvaient pas s'enfuir, furent arrêtés et condamnés à 200 coups de bâton, à la confiscation de tous leurs biens et à l'expu'sion des domaines de l'évêché. Malgré sa défaite, le mouvement ne fut pas Inutile. L'évêché n'a pas osé employer les mêmes méthodes d'exploitation qu'auparavant, il devait même rendre les paysans intéressés, dans une certaine mesure, à l'existence des usines, car autrement elles auraient dû fermer leurs portes. Vingt ans après ce mouvement, les paysans ont déjà considéré la forge, la fonderie de fer et la verriere, dont ils vendaient les produits, comme les sources principales de leurs revenus. Ainsi la paysannerie, seule force nationale à cette époque, réussit, même à l'aide d'un mouvement échoué, à s'échapper à la ruine totale. l'A ITT, S. SÄNDOTf: Données relatives à l'expropriation des paysans et ft leurs mouvements ft l'époque de l'absolutisme (1849—1867) La transformation bourgeoise de la Hongrie après 1849 fut entravée par la situation coloniale du pays et par les survivances féodales. Le développement capitaliste de l'agriculture, étroitement lié à la nouvelle forme du système colonial, prit le chemin „prussien". Cela veut dire que la paysannerie hongroise devait suivre un chemin „pénible'', dont les différentes étapes étaient: le vol des terres par les seigneurs terriens et par les koulaks, l'usure que signifiait le paiement en travail, et le système d'impôts