Századok – 1949

Manhattan; A.: A Vatikán a haladás ellen (Ism.: Márkus István) 357

388 résumée Sous l'effet de la Grande Révolution Socialiste d'Octobre les masses ouvrières exploitées sans pitié (en Hongrie „l'aristocratie ouvrière" ne constituait qu'une couche extrêmement mince) organisent des grèves, des manifestations contre la guerre et s'opposent d'une manière de plus en plus ferme à la politique traîtresse des dirigeants du parti social-démocrate et des syndicats. Sous la pression des masses les dirigeants opportunistes du parti social-démocrate et des syndicats furent obligés de renoncer, au moins en apparence, à leur attitude menchévik: dans le Népszava, organe officiel du parti, on vit paraîtra des phrases qui faisaient l'éloge de la Révolution d'Octobre; en réalité, elles servaient à masquer des buts réactionnaires dans le domaine de la politique intérieure et extérieure. Comme tant de fois auparavant et après, ces dirigeants opportunistes se laissaient porter par les flots. Mais en même temps au sein du parti social­démocrate il y avait aussi de courageux éléments antimilitaristes dont la plupart devien­dront par la suite d'excellents combattants du parti communiste. L'étude suit presque pas à pas la chronologie des événements; l'élan croissant du mouvement ouvrier et du mouvement révolutionnaire est mis en relief grâce à un grand nombre de sources inconnues. A la base des documents originaux, l'auteur passe en revue une série d'événements révolutionnaires d'importance secondaire et aussi quelques événements d'une importance décisive. Sous la pression de la censure militarisée, la presse d'alors dut les passer sous silence et il en fut de même pendant les 25 années de la période contre-révolutionnaire. Une des grèves les plus importantes se déroula à Resicabánya, en mars 1918, avec la participation de 8000 ouvriers. L'auteur révèle aussi les proportions grandioses de la grève générale, déclenchée en juin 1918, par l'assassinat de quelques ouvriers à la fabrique de machines des Chemins de Fer Hon­grois (MAV); jusqu'ici cette grève resta une manifestation presque inconnue des tradi­tions de lutte de la classe ouvrière hongroise. Plusieures émeutes plus ou moins considé­rables furent organisées et dirigées par les prisonniers de guerre revenus de Russie; contre ceux-ci le gouvernement et le clergé recoururent aux méthodes les plus cruelles de la terreur physique et spirituelle. Parallèlement à la guerre extérieure, ces milieux menaient une guerre intérieure contre le peuple hongrois, ne reculant devant aucun moyen de terreur. Néanmoins même les différentes mesures militaires et gouverne­mentales, de caractère manifestement terroriste, ne suffirent pas pour briser l'élan révolutionnaire de la classe ouvrière hongroise: malgré l'appui de la réaction cléricale et des sociaux-démocrates de droile, ce régime obscur qui opprimait les masses populaires fut balayé par la révolution. E. LEDEIÎER: Le rôle de l'Eglise à l'époque arpadienne. L'étude examine le rôle joué par l'Eglise sous le règne de la dynastie arpadienne. Elle démontre que pendant la période de l'organisation de l'Etat hongrois, l'Eglise a fortement contribué à la formation des caractères plus prononcés de la société de classes non seulement par sa force idéologique, mais aussi par l'organisation de la grande propriété féodale où elle a devancé dans une certaine mesure les latifundiaires séculiers. Cependant ce rôle ne fut joué par l'Eglise que pendant la période de la formation du féodalisme. Plus tard, à partir du Xlle siècle, la Hongrie elle aussi fut visée par les tendances de domination mondiale de l'Eglise romaine et Rome s'assura une place privilégiée à l'intérieur des classes dirigeantes hongroises. Au tournant du Xlle et du XlIIe siècles, le développement des forces de production a déjà conduit à l'anarchie féodale, à l'affaiblissement du pouvoir central. A la même époque les Tartares com­mencèrent à menacer le pays et ce n'est qu'un Etat fort qui aurait pu résister à leur attaque. Or, au tournant du Xlle et XlIIe siècles et dans les premières dizaines d'années du XlIIe siècle, les papes se sont immiscés maintes fois dans les affaires intérieures du pays (l'étude en cite de nombreux exemples), contribuant par là à l'affaiblissement du pouvoir royal. Quand les Tartares attaquèrent la Hongrie, aucun appui ..chrétien", aucun appui papal ne fut accordé aux Hongrois contre les „païens". L'Orient seul vint à leur secours. Dans une lettre adressée au pape le roi Béla IV déclare qu'il a marié ses enfants aux enfants des princes russes, polonais et coumans, car il ne pouvait attendre du secours que de ce côté-là. A cette même époque les ecclésiastiques (papes et prélats) ont déployé des activités usuraires surtout par les emprunts, mais aussi par d'autres opérations financières (argent, sel). Cette activité „parasite" typique du capital usuraire a contribué au ren­forcement de l'exploitation des classes opprimées En outre, les ecclésiastiques, qui se

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