Századok – 1949

Manhattan; A.: A Vatikán a haladás ellen (Ism.: Márkus István) 357

RESUMÉE 387 servaient de la technique de production la plus moderne à cette époque, constituèrent l'avant-garde des oppresseurs de la paysannerie. Ce sont avant tout eux qui ont empêché les migrations de la paysannerie vers les villes en plein développement et vers les grandes propriétés séculières qui, souffrant du manque de la main-d'oeuvre, étaient prêtes à accorder certains avantages aux paysans. En ce qui concerne enfin le rôle de l'Eglise enseignante celui-ci s'est limité à la formation et au recrutement des prêtres. 11 est vrai que les églises étaient à cette époque les foyers du minimum de culture, mais le rôle des ecclésiastiques dans le domaine de l'éducation du peuple et même dans celui de l'instruction des membres des classes dirigeantes était insignifiant. La légende de l'importance de l'Ecclesia docens propagée avec beaucoup de zèle par l'historiographie bourgeoise n'a aucun fondement. P. P. ZSIGMOND: Points de vue pour l'examen de l'accumulation primitive des capitaux en Hongrie. II. Dans la première partie de cette étude (publiée dans Századok, 1948. pp. 19—59) on a constaté que, l'accumulation primitive des capitaux, considérée sous son aspect fonda­mental. c'est-à-dire du point de vue de l'expropriation de la paysannerie, a fait des progrès importants en Hongrie avant 1848. Dans cette deuxième partie, on examine si l'autre aspect du même processus, l'accumulation du capital argent, a eu lieu égale­ment en Hongrie pendant cette même période. Etant donné que les principaux facteurs de l'accumulation primitive du capiital argent sont le système colonial, le protectionnisme, les dettes publiques et le système moderne d'impôts, l'étude se propose d'examiner en détail la question de savoir si ces tacteurs se retrouvent en Hongrie et d'analyser, leur rôle, dans le cas où ils ont effectivement existé dans l'évolution hongroise à partir de la seconde moitié du XVIIe siècle jusqu'au milieu du XIXe siècle. L'étude donne la réponse suivante aux problèmes qui viennent d'être posés: avant 1848, l'accumulation primitive — considérée sous l'angle de l'accumulation du capital argent, autre aspect de l'accumulation des richesses — avait été freiné en Hongrie dans une très iarge mesure, les facteurs que Marx a indiqués comme les caractéristiques de l'accumulation du capital argent ont joué non pas en faveur, mais au détriment de la Hongrie. Le système colonial, le protectionnisme, les dettes publiques et le système moderne d'impôts ont rempli leur fonction „normale" non pas en faveur de la Hongrie, mais au bénéfice de l'Autriche- Cette fonction — comme l'a définie Marx — était celle „de favoriser d'une façon artificielle la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste et d'abréger la période de transition". Ces fadeurs ont exercé une influence tout opposée sur l'évolution de la Hongrie: ils ont rendu plus difficile, ils ont retardé et ralenti cette transition; ils ont pendant longtemps maintenu le pays dans son état féodal retardataire. A la suite de cette jonction inégale des deux aspects de l'accumulation primitive des capitaux, le capitalisme a abandonné en Hongrie le chemin de son évolution „normale". La situation coloniale de la Hongrie a déterminé non seulement la paysannerie, mais de temps en temps une certaine partie de la classe dirigeante aussi d'engager la lutte pour assurer les conditions nationales de l'accumulation des capitaux, pour rétablir l'indépendance nationale. Ce n'est pas l'effet du hasard que toute la période de l'accumulation dite primitive a été marquée par des luttes pour l'indépendance nationale; ce n'est pas l'effet du hasard non plus que la révolution bourgeoise de 1848—49 a été en même temps une guerre d'indépendance nationale. I. KATÓ: Notre premier mouvement républicain duns l'historiographie hongroise. Le premier mouvement républicain hongrois, connu sous le nom de conspiration de Martinovics et de ses compagnons, fut organisé dans des conditions encore féodales sous l'influence de la Révolution française de 1789. L'appréciation du rôle joué par les dirigeants de ce mouvement est resté jusqu'à nos jours un des sujets les plus controversés de l'historiographie hongroise. On peut distinguer trois tendances d'appréciation. La première est représentée par les historiens et les politiciens progressistes du XIXe siècle (G. Berzeviczy, L. Kossuth, M. Horváth); la seconde par les libéraux du XXe siècle (Zs. Várady, A. Gárdonyi, F. Fejtő) et la troisième par les réactionnaires féodaux et 25*

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