Századok – 1949
Manhattan; A.: A Vatikán a haladás ellen (Ism.: Márkus István) 357
RESÜMÉE 385 du marxisme créateur et il a plusieurs fois critiqué certaines thèses dépassées d'Engels. Ainsi il a éllucidé le problème de l'Etat après la révolution socialiste. Staline a souligné le fait que l'historiographie doit s'occuper avant tout de l'histoire des masses laborieuses et que sa principale tâche est de découvrir les lois de l'évolution des forces et des rapports de production. A part cela, il a donné des enseigements de grande importance dans une série de problèmes de détail. C'est lui qui a montré l'importance des révolutions dans les changements des formations sociales, en prouvant que de tels changements ne peuvent intervenir sans révolution. Il a souligné ia différence fondamentale qui sépare des révolutions précédentes la révolution qui abolit toute forme d'exploitation. Staline a créé la notion de l'Etat préféodal qui a permis l'explication de la formation des Etats slaves et avant tout de celle de lEtat russe. Il a donné la première définition scientifique de la nation, il a déterminé les conditions historiques nécessaires à la formation des nations et a établi les différences qui existent entre les nations bourgeoises et les nations socialistes. Staline a montré comment la nécessité d'organiser la défense commune contre la menace extérieure, a rendu possible la formation des Etats multinationaux en Europe Orientale. C'est lui qui a prouvé qu'à l'époque de Pierre Ie r la Russie était encore un Etat entièrement féodal. Il a continué à développer la théorie de l'impérialisme. Le point culminant de son activité dans ce domaine est marqué par l'Histoire du Parti Communiste(b) de l'URSS qui nous munit de la connaissance des lois de la lutte sociale et des forces motrices de la révolution et qui nous présente le marxisme créateur dans son activité même. ELISABETH ANDICS: Sur les antécédents de la révolution prolélarienue hongroise de 1019. A la veille de la première guerre mondiale impérialiste l'état de la Hongrie s'approchait de plus en plus d'une situation que non seulement „ceux d'en bas" c'est-à-dire les masses populaires n'étaient plus disposées à tolérer, mais dans laquelle même les dirigeants n'étaient plus capables de s'assurer le pouvoir par les moyens accoutumés. L'édifice du dualisme craquait et menaçait ruine. En face de ces problèmes qui devaient amener une solution révolutionnaire, les classes dirigeantes hongroises cherchèrent une issue en se jetant dans l'aventure de la guerre. Au fait que les classes dirigeantes réussirent à différer la crise révolutionnaire qui mûrissait dans le pays, contribua d'une façon décisive, outre les mesures terroristes du gouvernement, la politique chauvine des dirigeants du parti social-démocrate, le seul parti ouvrier de la Hongrie d'alors. La légende mensongère d'après laquelle les sociaux-démocrates se seraient opposés à la guerre, est dissipée par les données que le lecteur trouve dans la présente étude. Dès les premiers mois de la guerre, les chefs du parti social-démocrate se prononcèrent ouvertement pour la guerre impérialiste. Guidés par un opportunisme conscient, ils cherchaient à éloigner les masses ouvrières hongroises des courants d'idées révolutionnaires die l'internationalisme prolétarian. D'autre part, eux-mêmes n'étaient point désorientés dans le domaine des questions internationales. Ils avaient écouté Lénine, ils connaissaient Rose Luxemburg, mais ils cédaient à l'impérialisme, appuyaient la politique d'oppression du gouvernement vis-à-vis des nationalités et entrèrent en lice pour le maintien de la dépendance démicoloniale du pays. La trahison des chefs chauvins du parti social-démocrate désorienta les masses combattantes de la classe ouvrière hongroise, freinait leur élan révolutionnaire et décomposait leurs organisations. Par conséquent, les années 1915—16 furent marquées par un relâchement du mouvement révolulionnaire: on renonça même à l'ancienne tradition, pleine d'esprit combatif, de fêter le 1 1 mai. Pendant la guerre la misère, le despotisme politique et économique, l'état lamentable des masses privées de leurs droits ne restèrent pas sans effet: le peuple travailleur de la Hongrie prit une attitude de plus en plus décidée contre la guerre. Mais de la décadence et de la démoralisation où le mouvement ouvrier hongrois venait d'être poussé par ses dirigeants opportunistes, il ne put être relevé que par les événements révolutionnaires de Russie, par la lutte du Parti Bolchévik pour la révolution du prolétariat, qui ouvrit une nouvelle époque de l'histoire universelle. „Le rayonnement de la révolution de Russie" — pour reprendre les paroles de Mathias Rákosi — everça un immense effet sur la classe ouvrière hongroise: il provoqua un tournant décisif dans le mouvement ouvrier et dans toute la vie politique hongroise. 25