Drăgan, Ioan (szerk.): Mediaevalia Transilvanica 2001-2002 (5-6. évfolyam, 1-2. szám)
Etnie şi confesiune
70 Marie Lionnet probablement par les épisodes des Annonces â Joachim et â Anne22, et se poursuit par la rencontre d’Anne et de Joachim, puis de la Nativité de la Vierge et de la Bénédiction par les trois prétres. Une composition développée de la Découverte de la Vraie Croix interrompt le déroulement du cycle narratif des Ecritures et clőt le registre â la limite avec le mur de Fare triomphal. L’Enfance du Christ est illustrée en deux scenes synthétiques de part et d’autre de l’arc triomphal : FAnnonciation â gauche, et la Nativité avec le bain de FEnfant â droite, scene complétée par FAnnonce aux bergers, et la procession des trois mages, qui arrivent du registre inférieur du mur sud. Deraiere scene du cycle de FEnfance, la Presentation au temple entraîne le fidele â nouveau sur le mur nord, â Fextrémité ouest du registre médián. En un enchaînement qui écarte les épisodes principaux de la vie publique du Christ, les scenes de FAscension et de la Transfiguration suivent la Presentation, auxquelles succede un cycle réduit de la Passion du Christ: FEntrée â Jérusalem, puis, au-dessus de Fare triomphal, le Portement de Croix, la Crucifixion et la Descente de Croix. Sur le mur sud enfin, la Ko'ímésis surmonte la procession des mages, et une composition monumentale du Jugement dernier occupe les deux tiers restants. Le Jugement est divisé en deux séquences verticales: au centre du mur sud, le Juge domine Ies figurations de FHétimasie et du Paradis, tandis que toute la pârtie droite, épilogue de Fensemble peint dans la nef, est réservée au domaine infernal, la description des supplices surmontant le cortége des damnés. Plusieurs images isolées meublent Fespace sous les fenétres des deux murs: le Vir dolorum et deux saintes martyres en buste sur le mur nord, respectivement audessus de Fannonce â Anne et de la découverte de la Vraie Croix; sur le mur sud, un évéque en pied, sans doute saint Nicolas23, marque la césure entre les mages et le registre inférieur du Jugement demier. Signification de Fensemble peint. L’ensemble de Sântămărie Orlea combine des scénes empruntées au repertoire byzantin habituel illustrant les différentes fétes liturgiques, mérne s’il manque dans cette série plusieurs des scénes les plus couramment représentées24, et des cycles narratifs qui appartiennent â la mérne tradition iconographique. Néanmoins, avant d’entreprendre une analyse plus approfondie de Fensemble, considérons la disposition de Fédifice. Composé d’une nef unique charpentée terminée par un chevet carré trés court â fond plat, la structure de Fespace intérieur différe totalement de celle des églises byzantines, 22 La structure générale des deux scénes est connue par un autre dessin d’Ottó Sztehlo (1873; Budapest, KÖH. tervtár, n°575). Si les deux scénes sont â peine lisibles aujourd’hui, la présence d’un ange dans le coin supérieur droit du deuxiéme panneau confirme l’identification avec une scéne d’annonce. 23 Aucun attribut particulier ne permet de le distinguer d'un autre évéque. Le culte de saint Nicolas était fort répandu dans cette région ainsi que dans l’espace byzantin, ce qui incite â le reconnaítre ici. 24 Si l’absence de certaines scénes pourrait surprendre, comme le Baptéme du Christ, on ne peut affirmer que ces épisodes manquaient réellement dans le programme originel. qui auraient tout aussi bien pu prendre place au registre supérieur du mur sud, dönt les fragments sont aujourd'hui illisibles. Cf. supra.