Sonderband 2. International Council on Archives. Dritte Europäische Archivkonferenz, Wien 11. bis 15. Mai 1993. Tagungsprotokolle (1996)
2. Session /Séance. Regional (trans-border) Cooperation / Coopération régionale (transfrontaliere) - Cova, Ugo: The Case of the Adriatic-Alps Zone / Le cas de la zone Alpes-Adriatique (english 145 - français 153)
2. Session/Séance: Cova, Le cas de la zone Alpes-Adriatique Mentionnons aussi le fait qu’avec l’acession de la Slovénie et de la Croatie à l’indépendance, il y a maintenant une disparité de statut entre les membres d’ALPE Adria (puisque deux d’entre eux sont devenus des Etats souverains alors que les autres ne sont que des régions ou des Länder dépendant d’un Etat central). Malgré cette différence de statut entre ses membres, ALPE Adria a cependant continué à travailler, apparemment sans problèmes, à l’exception peut-être de certains délais, qui doivent évidemment être attribués aux récentes modifications internationales intervenues dans la région. Entre-temps, ALPE Adria semble avoir trouvé une sorte de compétiteur dans une initiative lancée par les ministres des Affaires étrangères de quelques Etats d’Europe centrale et orientale. Cette initiative diplomatique a été d’abord qualifiée de „quadrangulaire“, puis de „pentagonale“, puis d’„hexagonale“, et porte maintenant le nom d’„lnitiative Centre-européenne“. Elle comprend l’Autriche, l’Italie, la Hongrie, la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Slovénie, la Croatie et la Bosnie-Herzégovine. Les idéaux fondateurs d’ALPE Adria sont ainsi oubliés, car la nouvelle initiative regroupe des Etats, et ceux-ci n’ont que partiellement conscience des besoins des gens qui vivent dans les régions frontalières. C’est là une conséquence concrète des profonds changements, à la fois politiques et instutionnels, qui ont caractérisé l’Europe centrale et orientale au cours des récentes années. Mais revenons au passé, plusieurs régions nouvelles ont adhéré à ALPE Adria et ont rejoint les membres fondateurs. ALPE Adria s’est rapidement étendu dans la zone Alpe-Danube. En 1987 la région italienne du Trentine-Alto Adige est devenue membre, puis au cours des années suivantes, ont adhéré la Lombardie (Italie), le Tessin (Suisse), le Burgenland (Autriche), les comitats de Györ-Moson-Sopron, Vas, Zala, Somogy et Baranja (Hongrie). Le Trentin-Haut Adige, la Lombardie et le Tessin étaient aussi membres de la communauté de travail ARGE Alp. Actuellement (1992), ALPE Adria comprend 18 régions - 16 membres à part entière et deux „observateurs“ (Salzbourg et Tessin)6. Il y a cinq langues officielles dans ALPE Adria (l’allemand, le croate, le hongrois, l’italien et le Slovène). Elles sont employées à égalité de statut. L’extension d’ALPE Adria montre l’intérêt soulevé par ses initiatives et la reconnaissance de son rôle significatif dans le cœur de l’Europe, mais elle entraîne aussi un amoindrissement de sa force et elle pose des problèmes pratiques: il n’est pas aisé, par exemple, d’organiser des réunions avec la participation de représentants de régions lointaines, alors que toutes les décisions peuvent être paralysées par l’absence injustifiée d’un délégué. Une brève présentation de l’organisation et des compétences d’ALPE Adria telles qu’elles sont en 1992, est ici nécessaire. Au sommet, il y a l’Assemblée plénière des 6 Arbeitsgemeinschaft Alpen-Adria - Radna zajednica Alpe-Jadran - Comunità di lavoro Alpe-Adria - AJpok-Adria munkakôzôsség - Delovna skupnost Alpe-Jadran, Extra 2: Organisation, Zeittafel, Schwerpunkte der Arbeit - Organizacija, kronologija, tezista rada - Organizzazione, cronologia, principali iniziative - Szervezet, kronolôgia, sulyponti témâk - Organizacija, kronologija, tezisca delà. Klagenfiirt [et al ] 1992, p. 11 et 19. 155