Sonderband 2. International Council on Archives. Dritte Europäische Archivkonferenz, Wien 11. bis 15. Mai 1993. Tagungsprotokolle (1996)

2. Session /Séance. Regional (trans-border) Cooperation / Coopération régionale (transfrontaliere) - Sturm, Joachim: Perspectives for trans-border regional Cooperation: The Case of the Upper Rhine Zone / L’entente Rhénane d’archivistes municipaux (Erasm) (english 123 - français 134)

2. Session/Séance: Sturm, L’Entente Rhénane d’archivistes municipaux réduite. Ici les moyens financiers de l’ERASM constitués grace aux cotisations annuelles des membres permettent de soutenir les archives municipales membres dans la mesure ou leurs actions culturelles - conférences, publications, expositions - montrent une histoire au-delà des frontières actuelles ou entrainent une coopération internationale d’archives municipales le long du Rhin. Il ne faudrait donc pas sous-estimer l’Entente en tant qu’instrument financier d’autant plus adaptée que son statut juridique permet de collecter des subventions publiques, s’il n’offre des avantages aux industries soucieuses d’alléger leur fiscalité en faisant du mécénat au profit de l’association. Quant au domaine de la gestion des archives proprement dit, l’ERASM offre encore d’autres avantages. Face à la rigidité et à la lourde réglementation des budgets publics, l’Entente Rhénane est capable de prendre le rôle de banquière qui pallie à une certaine immobilité financière. Combien de fois des archives privées re­latives à la vie historique de la Rhénanie supérieure ne sont-elles pas mises en vente sans que l’archiviste municipal puisse agir du fait que la comptabilité municipale ne permet pas de réunir rapidement les fonds? Capable d’offrir un soutien financier et un financement provisoire en de tels cas, l’ERASM se considère investi d’un rôle financier qui contribue à préserver le patrimoine historique régional. Outre les résultats et avantages déjà énumérés, la coopération internationale au sein de l’ERASM comprend un aspect de formation continue, intellectuelle, technique et historique. Surtout en matière de formation et d’acquisition de nouvelles connais­sances, le regard au-delà des frontières, si proches soient-elles, reste encore peu pratiqué. Les congrès et séminaires fréquentés par l’archiviste établi ne lui révèlent, en dehors de conaissances historiques, que très peu de ce qui se fait et se dit en dehors du cadre national. La formation continue est avant tout un suivi du dévelop­pement de l’archivistique dans ses aspects techniques et législatifs dans le cadre national. Les techniques ou les procédés nouveaux en application de l’autre côté de la frontière, même s’il s’agit d’archives municipales voisines, sont souvent ignorées. Il en est de même des diverses manières de gérer les services. Engoncé dans un cadre institutionnel, légal et gestuel, l’archiviste regardant au-delà des frontières découvre d’autres gestions, d’autres façons d’aborder la notion de service d’archives. Ces fenêtres qui s’ouvrent sur l’archivistique voisine sont autant d’élans à la reflexion d’adapter les propres services en dépassant les cadres anciens qu’ils sont une façon de préparer le rapprochement des administrations de la Communauté Européenne. On ne saurait donc sous-estimer les visites institutionnelles comme une des formes d’entraide et de formation de la coopération internationale au sein de l’ERASM. C’est dans les archives ou organismes du pays voisin que l’archiviste averti découvre des matériaux ou des techniques moins chères et tout aussi efficaces, sinon d’une efficacité supérieure à investissemet égal. Particulièrement les visites de bâtiments d’archives au cours des réunions de l’ERASM montrent à quel point une coopération internationale étroite peut pro­voquer une ouverture d’esprit et unee sensibilité accrue pour les individualités archi­141

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