Bereczky Erzsébet (szerk.): Imre Madách: La Tragédie de l'Homme. Adaptation Française de Jean Rousselot. Précédée de Textes sur Diverses céreations de l'Oeuvre (Budapest, 1986)

György Lengyel: Deux crétations de la Tragédie de l'homme

-elle, quand elle est représentée, le débat théorique des critiques et c’est, je crois, une bonne tradition. Je crois aussi toutefois que, depuis une trentaine d’années, les metteurs en scène de la Tragédie concentrent toute leur attention à repenser l’oeuvre et à trouver une approche scénique toujours nouvelle et cela, sur la foi des représentations réalisées, au détriment de la création d’un style vraiment nouveau. L’innovation dans ce sens ne se manifeste que par quelques tendances esquissées et la critique dramatique n’y attache pas, non plus, l’attention qu’elle mériterait. Certes, de très grands acteurs avaient tenu les principaux rôles de la Tragédie au cours des trente dernières années et leurs styles et leurs caractères étaient fort divers. Je dois aussi avouer que, personnellement, j’avais été profondément impressionné — en plein milieu d’une grande période du théâtre —, par l’éblouissante performance des acteurs dans la mise en scene pittoresque, bourrée d’éléments hérités des Meininger, qu’avait réalisée Gusztáv Oláh en 1955. Mais cette expérience personnel ne contredit nullement le fait que, pendant plusieurs dizaines d’années, se style avait persisté, à quelques différences de conception près et à un niveau parfois inégal. Les années soixante ont vu de nombreuses créations de la Tragédie, au Théâtre National, sur le parvis de la cathédrale de Szeged et dans les théâtres de province. C’étaient des représenta­tions intéressantes, fort diverses, souvent importantes;il y en avait aussi qui avaient délibérément opté pour le côté spectaculaire tandis que d’autres se voulaient modernes, dynamiques voire audacieuses, employant des acteurs qui n’avaient encore jamais joué' la Tragédie, et d’autres encore — taxées de didactisme par la critique — qui cherchaient des rapports spirituels nouveaux, mettant en relief des aspects insoupçonnés mais, en tout état de cause, je puis affirmer, me fondant sur mes souvenirs et le témoignage des critiques de l’époque, que le ton général de ces représentations ne s’écartait guère de celui des grandes perfor­mances des aînés. Pour ce qui est de monter aujourd’hui la Tragédie, le problème le plus passionnant, qui attend toujours une solu­tion, est, à mon sens, la contradiction qui se tend entre la nouveauté 65 I

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