Bereczky Erzsébet (szerk.): Imre Madách: La Tragédie de l'Homme. Adaptation Française de Jean Rousselot. Précédée de Textes sur Diverses céreations de l'Oeuvre (Budapest, 1986)

La Tragédie de l'homme (texte intégral)

(Les esprits gardiens des mondes accourent. Ils poussent, devant le trône de Dieu, des étoiles, des comètes, des nébuleuses de différen­tes tailles et couleurs. On entend une musique suave qui est celle des sphères.) LE CHŒUR DES ANGES Cette sphère si lumineuse Et qui s’avance fièrement, D’une modeste nébuleuse, Sans le savoir n’est qu’un fragment. Cette autre, là-bas, si petite, Qui tremble comme lampe au vent, Est un monde immense qu’habitent Par millions des êtres vivants. Ici, deux globes se repoussent, S’attirent, s’éloignent encor: Ce n’est que pour régler leur course Qu’ils se livrent ce corps à corps. Cet autre, qui tonne et flamboie Comme s’il était en fureur, Est le royaume de la joie Pour ceux dont il est la demeure. Cette autre encor, modeste et fine, Sera l’astre d’amour, demain, Qu’une main bonne prédestine A consoler le genre humain. Ici, des mondes vont éclore Et là des mondes vont mourir. Que l’humble y trouve réconfort! Et le vaniteux, repentir! Là-bas, une comète folle Répand le désordre et le feu. Dieu n’a qu’à dire une parole Pour qu’elle rentre dans le jeu. 134

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