Petőfi gyüjtemény - B sorozat / 45-ös doboz
LA POESIE HONGROISE 307 dessus des intrigues, des luttes, où se mettent aux prises les âpres et stériles passions dont certains s’enorgueillissent : Le baiser est plus doux que le vin le meilleur, Qui donne les ivresses... Ah ! viens sur mes genoux ; verse-moi de l’ivresse O mon cher ange bien-aimé, et, sous l’ardeur de tes baisers, mes chants deviendront plus doux. Tout savoir et tout oublier n’est possible qu’en un baiser... Viens donc, embrasse-moi ; que la tendre couleur de tes cheveux soyeux entoure mon visage. Viens baiser mes lèvres et mets-moi dans le cœur la félicité et l’ivresse. N’y a-t-il pas un tour français, une inspiration délicieuse en ces stances à l’amour? Et ne pourrions-nous citer tels de nos poètes qui n’auraient point autrement fait vibrer les cor des de leur lyre? Do même, nous retrouverons avec Nicolas Rozsa une inspiration des plus délicates et qui rappelle les meilleurs chants entendus sur le Parnasse moderne. Ton baiser, ton premier baiser, j’ai rougi, en le demandant, Légère, et comme en badinant, toi, tu m’as embrassé, chérie. Depuis, tant d’années ont passé que la date en est oubliée ! Donc, je te demande, en riant, en badinant légèrement, de me donner, enfant chérie, a ton tour, un petit baiser ..... A près tant d’années, seulement, tu me le donnes en rougissant. Il n’y a point, dans les cœurs bien trempés, place seulement pour les passions qui mettent une auréole autour du front des femmes aimées, mais entourent, en même temps, d’une chaîne dorée les efforts de la virilité, retiennent les aspirations vers